(null) Anémone |
Née le 9 août 1950 à Paris (France).
Anne Bourguignon débute à dix-huit ans dans le cinéma. Elle joue son premier film, Anémone, aux côtés du réalisateur Philippe Garrel. Elle adopte d'ailleurs ce nom de scène. La jeune actrice souhaite faire ses armes au théâtre. Elle part alors pour Reims étudier l'art dramatique au sein de la compagnie dirigée par Robert Hossein, et c'est là qu'elle découvre sa capacité de faire rire quand elle incarne Nicole dans Le bourgeois gentilhomme.
En 1975, elle fonde au café-théâtre La Veuve Pichard avec Gérard Lanvin et Martin Lamotte. Très vite elle trouve ses marques et se joint à la troupe du Splendid composée de Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Josiane Balasko... elle tourne à leurs côtés le célébrissime Le Père Noël est une ordure.
C'est le début de la gloire pour la comédienne, qui apparaît de plus en plus souvent au cinéma, se spécialisant dans la comédie où elle joue de son physique de grande fille à la voix cassée pour des personnages souvent ingrats mais extrêmement drôles, entre grande bringue semeuse de catastrophes et nymphomane extravertie. Après s'être imposée dans Pour 100 briques, t'as plus rien !, d' Edouard Molinaro, elle est une photographe de mode en quête de conquêtes amoureuses dans Ma femme s'appelle reviens, elle incarne surtout, dans Le Père Noël est une ordure, une inoubliable Thérèse, employée de SOS Détresse Amitié, femme sexuellement frustrée et objet de tous les fantasmes de son collègue Pierre.
Elle tourne deux films sous la direction de son mari Philippe Galland : Le Quart d'heure américain, dans lequel elle campe une animatrice de radio qui s'amourache d'un paumé ( Gérard Jugnot), et Le Mariage du siècle, qu'elle co-produit, parodie des mariages princiers sur fond de principautés de pacotille.
Sous l'impulsion de Michel Deville dans Péril en la demeure, et de Christine Pascal, Anémone va néanmoins changer de registre, s'adonnant à des films moins burlesques. Elle remporte d'ailleurs le César de la Meilleure actrice en 1986 pour un rôle dramatique dans Le Grand chemin (récompense qu'elle refusera), et retrouve le toujours austère Philippe Garrel, qui l'avait fait débuter, dans Les Baisers de secours. Styliste tout en dérision dans Après après-demain, mère courage adepte du système D dans Maman, elle retrouve ce dernier profil pour Le Petit prince a dit, où sa petite fille est atteinte d'une grave maladie. Tonie Marshall en fait une détective privée maussade dans Pas très catholique, puis la comédienne incarne la mère de Toulouse-Lautrec dans le Lautrec de Roger Planchon.
Après plusieurs petits rôles sans grande importance, elle se retrouve en 2001 dans la peau de la bonne copine d' Emmanuelle Béart dans Voyance et manigance. L'année d'après, elle partage l'affiche avec Alice Evans, Régis Laspales et Maurice Chevalier dans la comédie hilarante de Jean-Marie Poiré, Ma femme... s'appelle Maurice. Puis en 2005, on la retrouve dans la peau de Madame Gonzales dans Voisins, voisines de Malik Chibane.
En 2006, elle revient au théâtre dans Mademoiselle Werner, une pièce de Claude Bourgeyx où elle incarne une femme seule, sans âge et sans histoire, vieille fille solitaire à l'imagination bouillonnante
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