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Hiner Saleem

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Biographie

S'il est contraint de fuir son pays pour échapper à l'oppression de Saddam Hussein à 17 ans, Hiner Saleem y revient clandestinement pendant la guerre du Koweit pour y tourner en 16 mm les images de son premier film, Un Bout de frontière, dans lequel il fait jouer son père et son frère. Si le film reste inachevé à cause des bombardements, le réalisateur parvient, grâce à l'aide du cinéaste italien Gillo Pontecorvo, à monter une version de 25 minutes, qu'il présente au Festival de Venise en 1992, où il acquiert les financements pour son premier long métrage, Vive la Mariée... et la libération du Kurdistan.

 

Le réalisateur signe alors une série de films engagés pour la reconnaissance du peuple kurde, qui s'inspirent de son parcours personnel. Vive la Mariée... et la libération du Kurdistan (1997) relate le parcours d'un militant kurde à Paris, Passeur de rêves (2000) retrace l'épopée de deux jeunes Kurdes de la Mésopotamie vers l'Europe, alors que Vodka Lemon (2004) chronique le quotidien d'un village kurde d'Arménie. En parallèle, Hiner Saleem publie un ouvrage autobiographique, Le Fusil de mon père, qui s'attache encore à raconter le Kurdistan. Sélectionné à Cannes en compétition officielle en 2005, Kilomètre zéro plonge son spectateur dans l'atmosphère qui régnait en Irak et au Kurdistan sous le régime de Saddam Hussein, sans pour autant abandonner le ton décalé et poétique qui caractérise ses films. En 2007, Dol ou la Vallée des tambours s'attache à décrire le Kurdistan après la chute du régime.

 

Avec Les Toits de Paris, Saleem Hiner change d'univers et décrit une chambre de bonne sous les toits parisiens. Un regard intimiste et poétique sur le personnage de Michel Piccoli, qui obtient pour ce film le prix d'interprétation masculine au Festival de Locarno en 2007.

 

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