Neil Marshall |
Né le 25 mai 1970 à Newcastle-Upon-Tyne (Royaume-Uni).
Né en 1970, Neil Marshall sort diplômé de l'Ecole du film de New Castle en 1992. Il travaille d'abord comme monteur sur quelques courts et longs-métrages britanniques, avant de se lancer dans la réalisation en 1999 avec Combat, court-métrage de huit minutes.
Ce n'est que trois plus tard que cet amoureux du cinéma d'horreur se fait connaître avec son premier long, Dog Soldiers. Caracolant au sommet du box office anglais, ce film raconte le calvaire d'une unité de soldats qui, lors d'une mission de routine en forêt, va se retrouver face à une bande de loups-garous acharnés. Avec son scénario basique, ses références appuyées aux classiques du genre ( Predator, Aliens, Hurlements...), le film n'a rien d'une véritable révolution mais se révèle une série B efficace qui malgré des moyens limités (les lycans sont réalisés en animatroniques ou joués par des acteurs en costumes), réussit à dépoussiérer quelque peu l'image du loup-garou. Une petite réussite donc qui annonce le renouveau du cinéma horrifique britannique qui va se confirmer l'année suivante avec 28 jours plus tard de Danny Boyle.
Si au moment de la sortie de Dog Soldiers, Neil Marschall n'est pas considéré comme une révélation (juste un talent à suivre), cela va vite changer : en effet, quatre ans plus tard, il sort son deuxième film The Descent et là c'est le choc. Six amies décident de partir en spéléologie dans une grotte qui n'a pas enore été visitée. La randonnée tourne au cauchemar lorsque l'entrée s' effondre et que le groupe doit trouver une hypothétique sortie, et découvre que le réseau de cavernes est habité par des créatures cannibales. Là encore, rien de bien innovateur dans ce pitch se rapprochant sensiblement de celui de Dog Soldiers (le groupe de mâles fait la place à des femmes et la grotte remplace la forêt), mais le réalisateur ayant su revenir sur les points faibles de son précédent ouvrage, il faire preuve d'une belle maturation, et réussit à créer un authentique survival « type seventies » particulièrement brillant, effrayant, suffoquant... exploitant jusqu'au bout tout le potentiel d'un postulat très limité, afin d'en tirer une véritable expérience sensorielle faisant appel à toutes les phobies communes (l'obscurité, la claustrophobie...).
Devenu, en l'espace de seulement deux films, l'un des fers de lance du cinéma fantastico-horrifique moderne, Neil Marshall se lance alors dans un projet ambitieux, Doomsday ( 2008), une oeuvre de science-fiction post-apocalyptique dans laquelle un groupe d'individus doit pénétrer dans une Ecosse ravagée par un virus responsable de la mort de 99 % de la population, afin de récupérer un antidote susceptible de sauver Londres.
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