Anglais pure souche, Tom Hooper revendique ses origines avec fierté : « J'ai grandi à Londres et avec l'intime conviction que ce lieu était le meilleur au monde pour y tourner les séries dramatiques». Il le prouve rapidement en réalisant quelques épisodes de la série « Byker Grove» qui connaît 18 saisons et dépeint le quotidien d'un groupe de jeunes british paumés bien avant que « Skins» s'attaque au sujet. Il prend alors vite goût pour la télévision et participe à la réalisation de nombreux shows, dont « Cold feet», ou de téléfilms qui ne dépassent pas la Mer du Nord, où les thèmes abordés sont souvent identiques : le quotidien en dents de scie de citoyens anglais, classes sociales et ages confondus. Puis il s'attaque au biopics historiques en abordant la vie de la Reine Elisabeth I toujours dans un téléfilm inédit en France puis à celle de « John Adams» découpée en sept parties. Ce nouveau genre lui donne envie de retranscrire en 2009 le livre de David Peace, The Damned United, sur la vie de l'entraîneur légendaire Brian Clough. Pour le coup, il retourne au cinéma après y avoir goûté sans sucés avec Red Dust, un drame politique sur fond d'apartheid où il fait jouer Hilary Swank.