David Ayer |
Né en 1968 à Champaign, Illinois (Etats-Unis).
S'inscrivant parmi ces auteurs (avec J.J. Abrams entre autre) ayant redonné ses lettres de noblesses au cinéma d'action des années 2000, David Ayer fait parti de ses scénaristes de renom qui n'ont pas attendu très longtemps avant de passer derrière la caméra. Dès ses premiers écrits ( U-571), il rallie le ton de ce qui va être le style «2000», porté par la série 24 heures chrono : brut, musclé, stylisé, aux vertus documentaires, mais toujours un brin macho. Le nouveau credo, c'est d'emmener le spectateur dans le champ de bataille.
David Ayer passe son adolescence à Los Angeles, dans le quartier «chaud» de South Central. À 18 ans, il s'engage dans la Navy, comme technicien sonar à bord d'un sous-marin. Son premier scénario, le film de guerre U-571, est réalisé par Jonathan Mostow, en 2000, avec Matthew McConaughey et Harvey Keitel. Ce script remet au goût du jour un genre tombé alors en désuétude, le film de sous-marin. Son approche marque un retour à l'œuvre référence du genre, Le Bateau de Wolfgang Petersen, loin des écarts high-tech des USS ALABAMA ou A La Poursuite d'Octobre Rouge. Ici, on suinte au côté des matelots, en préférant la tragédie du huis-clos. 2001 impose la plume de David Ayer. Les 2 longs-métrages sortant cette année-là permet au cinéma d'action de s'exprimer sans ne parler qu'aux beaufs, dans 2 genres distincts. D'un côté, on a l'exubérant Fast and Furious réalisé par Rob Cohen, qui révèle Vin Diesel. Coloré et rutilant, l'intrigue simple, mais efficace, se concentre sur le monde des courses clandestines et du tunning. De l'autre, il y a l'oscarisé et «hyperréaliste» Training Day, d' Antoine Fuqua, avec Denzel Washington et Ethan Hawke. Complètement 1er degré, ce dernier est inspiré par les comportements des policiers et criminels qu'Ayer avait pu observer dans son South Central natal. L'année suivante, David Ayer récidive en signant le même duo de films, l'action et le polar noir. Construit pour l' «entertainment», S.W.A.T. Unité d'élite, de Clark Johnson, avec Samuel L. Jackson et Colin Farrell, adapté d'un jeu vidéo, est une histoire simpliste et musclée, et beaucoup de garçons et de filles musclé(e)s. Plus sombre, Dark Blue, réalisé par Ron Shelton, adapté d'un roman de James Ellroy, retrouve le même genre de portrait de flics corrompus cherchant une rédemption, interprété par Kurt Russell, dans le Los Angeles du début des 90's, au bord de l'implosion après l'affaire Rodney King.
En 2005, Bad Times, avec Christian Bale, marque ses débuts dans la réalisation. On y retrouve ses thèmes de prédilection, se rapprochant de l'esthétique de Training Day. Une fois de plus, le personnage principal est dérangé, et pulsionnel (c'est un vétéran de l'armée), mais parvient à intégrer le FBI. Envoyé en Colombie, on suit sa descente dans les enfers de la corruption. Son film suivant, Au Bout de la nuit, revient à L.A., narrant la... descente aux enfers... d'un flic... acculé par des collègues... corrompus. Comme pour Dark Blue, la matrice de ce film vient d'un scénario de James Ellroy, écrit au milieu des années 90.
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