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Olivier Marchal

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Biographie

Avant de passer par la case cinéma, Olivier Marchal a été policier pendant 12 ans. Il intègre la Brigade criminelle de Versailles au début des années 80, après avoir passé le concours d'inspecteur de police. Puis il rejoint la section anti-terroriste, où il côtoie un autre futur homme de cinéma Simon Michaël (scénariste entre autres des Ripoux ).

 

Alors chef d'une brigade de nuit, il prend le temps de suivre des cours de théâtre au conservatoire du Xème arrondissement, son goût pour le cinéma prenant de plus en plus la place sur son métier, qu'il qualifiera plus tard de destructeur. Il fait alors une première apparitions dans le film Ne réveillez pas un flic qui dort, avec Alain Delon. Suivront quelques participations dans divers téléfilms et mini séries avant qu'il ne soit à l'affiche de Profil Bas de Claude Zidi. Il quitte alors définitivement la police pour se consacrer pleinement à sa carrière cinématographique. En 1997, il trouve un rôle dans la série policière Quai n°1. D'abord anecdotique, le personnage qu'il interprète devient récurrent. Mais avant cela il travaille en collaboration avec Yves Rénier sur Commissaire Moulin, apportant son expérience de policier sur les scénarios ainsi que sur les tournages où il officie comme consultant (et parfois acteur). Au début des années 2000, il est le Commissaire Rivière dans Police District et créer sa série (policière bien sûr), Central nuit.

 

Puis il se lance dans la mise en scène avec Un bon flic, court-métrage remarqué à festival de Cognac. Un premier essai concluant qui lui permet de monter Gangsters, son premier long-métrage. Même s'il ne fait pas l'unanimité au sein de la critique quelque peu gênée par l'aspect général du film n'arrivant pas à s'extirper des canons de la série policière française, ce mélange entre réalisme et fiction s'apparente à un jalon pour les oeuvres à venir du réalisateur. En 2004, après une mise en chantier « compliquée » il signe son deuxième film, 36 quai des Orfèvres, un polar où il réunit deux montres sacrés du cinéma français, Daniel Auteuil et Gérard Depardieu. Méprisé et moqué par la profession avant sa sortie, le film va pourtant crée la surprise au box-office hexagonal. Associant cette fois-ci de manière fluide et pertinente cinéma réaliste et codes du film genre, notamment ceux du cinéma américain ( le film est considéré comme le Heat français); Olivier Marchal gagne une crédibilité artistique et devient l'un des espoirs capables de sortir la production locale de sa torpeur.

 

C'est peut-être pour cela que pendant deux ans, Olivier Marchal fait l'acteur exclusivement pour de jeunes cinéastes: il rejoint le casting prestigieux de Ne le dis à personne, thriller de Guillaume Canet avant de jouer dans le film de gangster Truands de Frédéric Schoendoerffer et d'apparaître dans le musclé Scorpion de Julien Seri. En 2008, il repasse derrière la caméra, retrouvant par la même occasion Daniel Auteuil pour un nouveaux polar noir, MR-73.

 

Son goût pour le genre ne se démenti toujours pas: la preuve il s'affiche la même année dans le bien nommé Un roman policier de Stéphanie Duvivier.