Sigourney Weaver |
Née le 8 octobre 1949 à New York City, New York (Etats-Unis).
Encombrée par sa taille dès l'enfance, la grande Susan Weaver endosse très vite le rôle du clown de la classe pour mettre les moqueurs de son côté. C'est sa première composition, ce ne sera pas la dernière. Fille d'un producteur de la NBC et d'une ancienne actrice, elle se familiarise rapidement avec le monde du spectacle, se produit dans des pièces scolaires pour lesquelles elle adopte le prénom de Sigourney en hommage à Gatsby le Magnifique et, sitôt son diplôme de littérature en poche, s'inscrit à la School of Drama de Yale. A la sortie de la prestigieuse école, elle tâte du théâtre, de la publicité et du petit écran avec des bonheurs divers, sa tendance à dépasser ses partenaires d'une tête lui portant préjudice.
Elle fait ses débuts officiels d'actrice de cinéma dans Annie Hall de Woody Allen, en 1977. Elle apparaît six secondes à l'écran mais ça suffit à Ridley Scott pour l'imaginer dans la combinaison futuriste du lieutenant Ripley, l'héroïne musclée d' Alien. Le film de Scott est un succès mondial, il croule sous les prix, et offre à la jeune femme ses galons de star.
Désormais, Hollywood ne jure plus que par Sigourney Weaver et son mètre quatre-vingt deux. Iconoclaste, elle passe de L'Année de tous les dangers, un thriller sur fond de révolution signé Peter Weir, à SOS fantômes, où des chasseurs de spectres rondouillards tentent de la débarrasser de créatures pour le moins envahissantes. Après un détour par les planches new-yorkaises, le temps de camper Portia dans Le Marchand de Venise, elle embarque dans la navette d' Alienssous la houlette de James Cameron, ce qui lui vaut sa première nomination aux Oscars, avant d'achever les années 80 en beauté en incarnant la célèbre anthropologue Diane Fossey de Gorilles dans la brume et la femme d'affaires sans scrupules de Working Girl, quand les Femmes s'en mêlent. Deux personnages emblématiques qui lui permettent de rafler l'un le Golden Globe de la meilleure actrice, l'autre celui du meilleur second rôle féminin.
A partir de 1992, Sigourney Weaver entame la période la plus prolifique de sa carrière. Elle se rase le crâne le temps de pourchasser l'extraterrestre aux grandes dents de Alien 3, se transforme en femme fatale dans les atours de la Reine Isabelle de 1492 : Christophe Colomb, et retrouve un angoissant tortionnaire dans le saisissant huit-clos de Polanski, La Jeune fille et la mort. Elle promène aussi sa longue silhouette chez Jon Amiel ( Copycat), Ang Lee ( Ice Storm), Night Shyamalan ( Le Village) tout en continuant à se produire au théâtre. Devenu une figure incontournable de la S.-F, elle se glisse encore dans la peau d'Ellen Ripley pour Jeunet dans Alien, la résurrection, et joue dans la comédie pour Trekies Galaxie Quest. Le nouveau venu Pete Travis lui offre ensuite le rôle d'une journaliste arriviste dans Angles d'attaque en 2008.
Que ce soit dans la tragédie, l'épouvante, la comédie farfelue, la science-fiction, la comédie romantique ou le biopic, Sigourney Weaver maîtrise quasiment tous les registres avec un panache qui n'appartient qu'à elle. Elle est, aujourd'hui, l'une des rares actrices américaines à avoir franchi le cap de la cinquantaine sans sombrer dans l'oubli et le Botox.
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