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Sylvester Stallone

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Biographie

Vivant dans un quartier pauvre de Philadelphie, le jeune Sylvester Stallone vit une enfance douloureuse : misère sociale, moquerie de ses camarades de classes, disputes récurrentes entre ses parents qui finiront par divorcer... Pour échapper à ce climat, il s'intéresse à la comédie et se réfugie dans le sport dès l'âge de 12 ans. C'est cette dernière pratique qui va lui permettre d'aller au Collège américain de Genève où il enseigne la gymnastique. Après quelques temps, il retourne aux Etats-Unis et prend des cours de comédie à l'université de Miami. Ses prestations étant jugées trop abruptes, le diplôme lui est refusé. Pourtant l'apprenti comédien ne se laisse pas décourager. Il enchaîne casting sur casting, subvenant à ses besoins en effectuant divers petits boulots ingrats.

 

A force de persuasion, il décroche quelques petites apparitions à la télé et au cinéma. On a pu notamment l'apercevoir en voyou arpentant le métro dans Bananas de Woody Allen. Son premier rôle est loin d'être glorieux puisqu'il se retrouve à l'affiche d'un film érotique intitulé L'Etalon italien. Acteur mais aussi scénariste, il réussit à vendre en 1974, le script de Les Mains dans les poches dans lequel il joue. Remarqué par le célèbre Roger Corman, il se retrouve en tête d'affiche des série B La Course à la mort de l'an 2000 et Cannonball! où il joue aux côtés de David Carradine.

 

Si les rôles commencent à affluer progressivement, il se voit refuser sèchement au cours de nombreux castings. De plus, sa situation financière est des plus précaires. Il entreprend donc de faire le tour des studios dans le but de vendre un scénario basé sur sa propre expérience, l'histoire d'une petite frappe qui va parvenir, grâce à la boxe, à concrétiser ses rêves. Désirant interpréter le rôle vedette (alors que les pontes de Hollywood préfèrent une célébrité) Stallone décide de vendre le projet pour une bouchée de pain afin d'obtenir gain de cause. Une témérité qui va s'avérer payante par la suite : Rocky sort sur les écrans en 1976 et cartonne au box-office américain et, cerise sur le gâteau, le comédien est nommé aux Oscars dans les catégories de meilleur acteur, meilleur scénario et remporte la suprême récompense du meilleur film. Un énorme succès s'expliquant par le fait que le public s'est reconnu dans les aspirations de gloire de ce personnage parti de rien, l'image même du « rêve américain ». La popularité dont jouit le personnage est telle que jusqu'en 1990, quatre suites verront le jour.

 

Sylvester Stallone se voit ouvrir toutes les portes de Hollywood jusque-là closes. Son seul nom maintenant suffit à faire valider n'importe quel projet, comme F.I.S.T de Norman Jewison... Mais même s'il continue de capitaliser sur le succès des Rocky, dont il a déjà donner deux suites ( Rocky 2 et Rocky 3, l'Oeil du tigre), Sylvester Stallone sait qu'il ne peut survivre éternellement sur le succès du personnage. Il doit pour cela retrouver un nouveau rôle fort. C'est ce qu'il fait en 1983, avec Rambo, film d'action brillant évoquant la difficile réhabilitation des vétérans du Vietnam. En interprétant le rôle de John Rambo, Stallone renforce son statut de star et à l'instar d'un Arnold Schwarzenegger, devient l'une des nouvelles vedettes du cinéma d'action américain qui vont pulluler dans les années 80. Il enchaîne alors avec des productions burinées, mettant sa musculature en valeur comme Rambo II, la Mission, Cobra, le thriller carcéral Haute Sécurité... avec lesquels il fait les beaux jours de producteurs, ravis de voir pleuvoir les billets verts. Par contre artistiquement parlant, la qualité est très peu au rendez-vous, du fait que contrairement au Terminator, Stallone ne s'entoure pas de metteurs en scène comme James Cameron ou John McTiernan. En résulte quelques nanars comme Over the Top - Le bras de fer, Rocky IV, Rambo III... véhiculant (consciemment ou non) la propagande reaganienne de l'époque.

 

Dès le début des années 90, le déclin du nombre de spectateurs pour les héros bodybuildés commence à ce faire sentir. Sylvester Stallone se lance alors dans la comédie avec L'Embrouille est dans le sac (un remake d' Oscar) et Arrête, ou ma Mère va tirer, censés le remettre sur les rails après l'échec de Rocky V. Malheureusement pour lui, le public boude ces films, préférant le voir jouer avec son image de « monsieur muscles » dans de vrais actioners comme Tango & Cash et Demolition Man. Si le thriller montagneux Cliffanger lui permet encore un temps de surfer sur les cimes du box-office, très vite il connaît un premier déclin du en partie à un manque de lucidité dans ses choix qui s'avèreront plus ou moins médiocres ( L'Expert, Assassins). Pour couronner le tout, il connaît de vrai revers de fortune avec l'ambitieux Judge Dredd (1995) et Daylight (1996), deux gros flops financiers. Le temps béni des années 80 est bel et bien fini et Sylvester Stallone doit changer à tout prixs son image. Ce qu'il fait en 1997 dans Copland de James Mangold où il interprète un policier balourd atteint de surdité. Avec sa gueule cassée et ses 20 kilos en plus, il est presque méconnaissable ! La qualité de son jeu est saluée par la critique qui parle alors de renaissance. Mais le film ne casse pas la baraque et malgré sa prestation convaincante, aucun grands réalisateurs ne semblent vouloir l'utiliser. A partir des années 2000, l'ancienne star semble condamnée à jouer pour des cachets moindres (si on compare avec ses précédents cachets qui pouvaient atteindre 20 M$) dans des « oeuvres » sentant bons le navet : Driven, Mission 3D: Spy Kids 3, Mafia Love... tous des échecs financiers.

 

Alors au plus bas de sa carrière cinématographique, Sylvester Stallone décide en 2006 de relancer sa franchise la plus lucrative en reprenant les gants de boxe de Rocky Balboa, le rôle qui fit sa gloire. Et ce à l'âge avancé de 60 ans ! Le projet avait tout d'une tentative désespérée de la part de l'ancienne star afin de revenir sur les feux de la rampe. Avait seulement... car ce qui devait n'être qu'une ultime humiliation publique s'est transformé en un come-back réussi, salué par les spectateurs mais également par la presse, conquis par cet épisode revenant à la source du mythe Rocky. De nouveau remis sur la piste, « Sly » est bien décidé à profiter de cette seconde chance qui lui est offerte. L'année d'après, il fait renaître une autre figure phare du cinéma, celle de John Rambo dans une quatrième aventure sobrement intitulée Rambo.

 

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