Michel Serrault |
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Né le 24 janvier 1928 à Brunoy (France).
Sorti diplômé du centre de spectacle de la rue Blanche, refusé au Conservatoire un mois après, Michel Serrault débute sa carrière lors d'une tournée en Allemagne en 1946, s'illustrant pour la première fois dans des classiques comme Les Fourberies de Scapin. Après son service militaire à Dijon, il cumule ses apparitions dans divers spectacles.
Sa rencontre avec Jean Poiret en 1952, aux matinées classiques du théâtre Sarah-Bernhardt, marque un tournant dans sa carrière. Ensemble, ils s'illustrent aussi bien au théâtre, dans des cabarets ou au cinéma, notamment dans Assassins et voleurs qu'ils interprètent sous la direction de Sacha Guitry. Sa carrière lancée, Michel Serrault s'investit entièrement sur les planches, dans les mises en scène de son ami Jean Poiret comme Opération lagrelèche en 1966.
Parallèlement, il apparaît dans plus d'une quarantaine de longs métrages entre 1960 et 1970, notamment dans Un Meurtre est un meurtre, où son interprétation d'un commissaire sans scrupule est saluée avec enthousiasme. En 1963 commence une étroite collaboration avec le réalisateur Jean-Pierre Mocky, qui lui écrit des rôles sur mesure dans plus de onze longs métrages (dont Le Miraculé et A Mort l'arbitre).
1973 est l'année de la consécration. La pièce de théâtre de Jean Poiret, La Cage aux folles, jouée au Palais Royal, connaît un succès triomphal. Interprétant le rôle pendant cinq ans, l'acteur profite de sa notoriété et de son expérience théâtrale pour choisir les films dans lesquels il joue. Au cinéma, il s'illustre dans des registres aux antipodes de ses pièces comiques. Ainsi, il est l'étrangleur de femme dans L'Ibis rouge, le banquier corrompu de L'Argent des autres ou le minutieux M. Wagner, tueur professionnel de Assassin(s). Parallèlement, l'acteur retrouve le rôle d'Albin dans l'adaptation cinématographique de La Cage aux folles, qui lui vaut le César de l'interprétation masculine en 1978.
Dès lors, Serrault alterne entre drame et comédie. Accusé d'avoir violé et assassiné une jeune fille dans Garde à vue (qui lui vaut un second César) ou simple fermier du Bonheur est dans le pré, le comédien s'impose dans tous les domaines, interprétant avec le même talent rire et gravité. Véritable touche-à-tout, il côtoie le pire comme le meilleur.
Devenu une icône incontournable du cinéma français, son talent est constamment sollicité. De Robert Enrico ( Pile ou face) à Claude Chabrol ( Les Fantômes du chapelier), en passant par Bertrand Blier ( Buffet froid) et Pierre Tchernia ( La Gueule de l'autre), Michel Serrault tourne avec les plus grands, s'employant à tous les rôles possibles, avec un certain attrait pour les personnages râleurs et décalés. Le comédien aime aussi s'investir dans le thriller, incarnant avec brio les rôles principaux de Mortelle randonnée et On ne meurt que deux fois.
Adulé par le public et réputé pour l'ensemble d'une carrière sans précédent, il remporte son troisème César en 1995 pour Nelly et Monsieur Arnaud. En 1999, il est décoré de la Légion d'honneur par le président de la République. En 2007, après son dernier succès Une Hirondelle a fait le printemps, Michel Serrault revient sur grand écran, interprétant l'irascible évêque de Venise dans Antonio Vivaldi, un Prince à Venise de Jean-Louis Guillermou.
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