Gena Rowlands |
|
Née le 19 juin 1930 à Madison, Wisconsin (Etats-Unis).
Avant de devenir l'égérie du cinéma de John Cassavetes, Gena Rowlands s'illustre au théâtre et, surtout, à la TV, jouant dans les grands feuilletons américains depuis les années 50. Tout au long de sa carrière, elle n'a de cesse d'incarner des portraits de femmes originaux, toujours sous un angle original et singulier. Mais c'est sous la direction de John que ses dons d'actrice s'épanouissent pleinement, dans 10 films comme des déclarations d'amour.
Débutant à Broadway en 1954, elle se révèle en 1956 dans Middle of the Night de Paddy Chayefsky, dont elle tient l'affiche pendant 18 mois, aux côtés de l'acteur culte Edward G. Robinson. C'est dans la série Top Secret qu'elle entame sa vie sur le petit écran. Par la suite, elle s'illustre dans des programmes aussi populaires que Studio One (A Chance at love) ou encore Bonanza en 1963 (She Walks in Beauty). Elle rejoint même Cassavetes dans sa série, Johnny Staccato, en 1959 (Nina dans Vole Chérie Vole). Pour son premier long-métrage, sous la direction de Jose Ferrer, L'Amour coûte cher (1958), elle incarne la femme d'un manager bien tranquille, dont la vie bascule le jour où elle lui apprend sa grossesse. Gena ne retrouve les plateaux de cinéma qu'en 1962, dans 2 premiers rôles. Elle est donc Jerry Bendi, au côté de Kirk Douglas dans Seuls sont les indomptés de David Miller, puis Els dans Spiral Road de Robert Mulligan, auprès de Rock Hudson. Le reste des années 60 restent hiératiques cinématographiquement parlant.
Sa première réelle collaboration avec son mari intervient avec Un Enfant attend, avec Burt Lancaster et Judy Garland, en mère indigne, qui n'a pas rendu visite à son enfant autiste, en école spécialisé depuis des années. Après le rôle de Rita Kosterman dans Tony Rome est dangereux de Gordon Douglas (1967), Faces (1968) est le premier vrai succès des Cassavetes, la faisant exploser en jeune maîtresse associable d'un homme mûr ( John Marley), qui a délaissé sa femme. Durant les années 70 et 80, exceptée la part majoritaire de feuilletons ( Columbo), elle se retrouve dans les films de son mari, en femme atteinte de troubles mentaux, en faisant baver son mari ( Une Femme Sous Influence, 1974), en conservatrice de musée retrouvant la joie de vivre auprès d'un gardien de parking ( Seymour Cassel) dans Minnie et Moskowitz (1971), ou en actrice traumatisée par la mort d'une fan qui voulait lui parler ( Opening Night, 1977). En 1980, elle est Gloria, sauvant un enfant possédant un livre de comptes, des griffes de la mafia. Son dernier rôle auprès de John est Loves Streams, où ils interprètent des frères et sœurs. Tout en marquant l'univers «cassavetien», Gena Rowlands continue ses portraits de femmes fortes avec d'autres prestigieux cinéastes. D'abord en intégrant le gang de Têtes Vides cherchent coffre plein de William Friedkin (1978), puis dans La Tempête, de Paul Mazursky (1982), avec son mari, puis Paul Schrader, en mère de Michael J. Fox dans Light of Day (1987). Elle intègre le monde, alors un brin dépressif, de Woody Allen dans Une Autre Femme (1988). Jim Jarmusch l'emploie dans son film à sketches, Une Nuit sur Terre (1991). On note qu'elle participe par 2 fois aux films du maître du mélo Lasse Hallström pour Ce Cher Intrus (1991) et Amour et Mensonges (1995).
Vers la fin des années 90, Gena Rowlands aide la descendance Cassavetes à faire ses premiers pas dans le cinéma. Ainsi, avec l'aînée, Nick, elle joue dans Décroche les étoiles (1996) et She's so lovely (1997), sur un scénario de John Cassavetes. En 2008, Zoe, la cadette lui donne un rôle dans son premier film, Broken English, en mère prête à tout pour aider sa fille, Parker Posey, à trouver l'homme de sa vie.
| Sujet | Auteur |
|---|---|
| Conspirations et Complots | HyperLourd |
| Dossier Simpson | KygO |
| vos Walt Disney préférés | HyperLourd |
| Arf, c'est toujours aussi mort ici ? | Frederic |
| Un an d'ancienneté sur TLC... | Zeus |
| l'an 2012 ? | BADMOFO |
| James Bond | Lord-of-babylon |
| Je vais te dire un secret | HyperLourd |
| Star Wars - l'Attaque des Clones - ... | Spock |
| petites critiques humoristiques | HyperLourd |