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Jean Rochefort

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Biographie

Fils de boulanger, Jean Rochefort entre en 1949 au Centre d’art dramatique de la Rue Blanche à Paris et poursuit son apprentissage de la comédie au conservatoire. Il y côtoie d'ailleurs d'illustres compères, Jean-Pierre Marielle et Jean-Paul Belmondo. Après sept ans au sein de la compagnie théâtrale Grenier Hussenot, il amorce une carrière cinématographique d’une exceptionnelle richesse, passant des rôles de second couteau lunaire, de comparse comique, à ceux de vedette à part entière, alternant comédie et drame, burlesque et thriller psychologique.

 

Il débute par une apparition non créditée dans Rencontre à Paris en 1956. Sa prestation, en 1962, dans Le Masque de fer retient déjà plus l'attention. Sa carrière semble alors voguer entre drames et films de cape et d'épée, comme La Porteuse de pain, récit d'une erreur judiciaire, ou Angélique Marquise des anges et Cartouche.

 

1970 marque un tournant vers la comédie et une affection pour les réalisateurs comme Philippe de Broca et Yves Robert. D'abord séducteur invétéré dans Le Cavaleur, il incarne Etienne dans le très populaire Un Eléphant ça trompe énormément, et sa suite Nous irons tous au Paradis, récit de la vie de quatre copains.

 

En 1973, L’Horloger de Saint Paul marque la transition. En commissaire de police confronté à un père ( Philippe Noiret) solidaire de son fils assassin, Jean Rochefort démontre qu’il possède l’étoffe d’un grand comédien. L’année suivante, Que la Fête commence du même Bertrand Tavernier, lui vaut le César du meilleur second rôle, puis, dans un registre plus sombre, Le Crabe-tambour le gratifie de celui de meilleur acteur. Dès lors, Jean Rochefort peut avec aisance varier les genres et les couleurs, et se faire l’interprète fétiche de cinéastes aussi essentiels que Patrice Leconte et Yves Robert. Il rit de sa moustache dans Le Moustachu, s'essaie au policier dans Il faut tuer Birgit Haas, puis revient au drame avec Je suis le Seigneur du château.

 

1990 ne le fait pas faiblir. Tournant Le Bal des casse-pieds avec Yves Robert, son complice de toujours, il développe une nouvelle collaboration, qui se révèle être un petit miracle. Pour Patrice Leconte, il est Le Mari de la coiffeuse, puis star de radio déchue dans Tandem, avant d'être un noble pétrifié à l'idée du Ridicule. En 1996, il retrouve ses vieux camarades, Noiret et Marielle, pour une dernière tournée théâtrale dans Les Grands Ducs, toujours menée par Leconte. Echec commercial et critique, ce film ne l'empêche pas de rebondir dans Le Placard, de Veber, où il incarne un PDG confronté à l'homosexualité de son employé.

 

Alors qu'il campe de plus en plus souvent des personnages angoissés par le poids de l'âge, Rochefort ne semble pas être atteint par cette peur. Si une double hernie discale le pousse à quitter le tournage de Don Quichotte, projet qui ne survit pas à son départ, le comédien poursuit, une fois remis de l’intervention chirurgicale, ses activités pour le cinéma et la télévision avec le même éclat qu’auparavant. Il s'acoquine même avec la jeune garde du cinéma français, Edouard Baer ( Akoibon), Guillaume Canet ( Ne le dis à Personne) et Antoine de Caunes ( Désaccord parfait). En 2007, Guillaume Nicloux, le débauche dans un polar très noir, La Clef. La même année, il tourne dans J'ai toujours rêvé d'être un gangster, le deuxième film de Samuel Benchetrit.

 

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