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Jérémie Rénier

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Biographie

C’est avec le rôle habité d’un adolescent se déplaçant à mobylette dans la banlieue liégeoise tout en tentant de s’opposer aux magouilles de plus en plus inhumaines de son père que l’on découvre en 1997 le visage de Jérémie Renier dans La Promesse. Le jeune homme – il a alors 15 ans – surprend par la facilité avec laquelle il incarne son personnage dans l’univers social, urgent et naturaliste des frères Dard enne, dont le cinéma que propose ce premier film semble aussi émerger de nul part. Le comédien, aussi déterminé que son personnage, a décidé d’être acteur dès 9 ans, lorsqu’il tente de décrocher, sans succès, un rôle dans Toto le héros. Il multiplie alors les expériences amateurs (notamment dans les films en en super-8 de son père) et s’adonne à des stages de jonglage et d’acrobatie, qui le familiarisent avec le monde du spectacle. Repéré par les Dardenne, il fait alors sensation au festival de Cannes en 1997, dont les frères seront alors coutumiers. Il est tellement crédible en Igor que c’est presque avec surprise qu’on le retrouve quelques années plus tard dans des rôles bien différents, qui prouveront que les promesses de l’acteur ont bien été tenues.

 

François Ozon lui offre un rôle aux côtés de Natacha Regnier dans Les Amants criminels, qui prouve qu’il peut aussi se fondre dans des rôles de composition (ce qu’était par ailleurs déjà sa prestation dans La Promesse), mais c’est surtout Le Pacte des Loups qui montre au grand public la diversité du jeu du comédien. Christophe Gans lui propose, aux côtés d’ Emilie Dequenne, autre révélation des Dardenne, le rôle du Marquis Thomas d'Apcher, narrateur du film, allié de Grégoire de Fronssac, et « spécialiste » du maniement de l’arbalète. Variant les plaisirs, l’acteur interprète aussi le fils du culte Jean-Pierre Léaud dans Le pornographe de Bertrand Bonello. Le comédien se montre en effet aussi à l’aise dans un cinéma d'auteur exigeant ( Le Pont des arts d’ Eugène Green), dans des comédies belges ( Dikkenek) que dans des tentatives de thrillers politiques français ( President).

 

Jérémie Renier reste pourtant fidèle aux frères Dardenne, et interprète pour eux un père immature dans L’Enfant, qui reporte la palme d’or au festival de Cannes en 2005. Très sollicité, l’acteur multiplie alors les projets hétérogènes. On le croise chez Assayas dans L’Heure d’été, chez Laetitia Masson dans Coupable en avocat dépassé par les événements, et dans Djinns, qui évoque la guerre d’Algérie. Acteur international, il apparaît aussi furtivement dans les britishs Reviens-moi de Joe Wright, et Bons Baisers de Bruges de McDonagh.

 

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