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Dominique Pinon

 

Biographie

Si Dominique Pinon est passé quelques années par un parcours classique à l'université, il est bientôt rattrapé par sa passion pour l'art dramatique. Dans les années 80, il monte à Paris et s'inscrit au cours Simon où il rencontre le réalisateur Arthur Joffé qui le fait jouer dans ses court métrages, La Découverte et Merlin ou le Cours de l'or.

 

Remarqué par le directeur de casting Dominique Besnehard, il rencontre celui qui va lui ouvrir les grandes portes du cinéma : Jean-Jacques Beineix. A 26 ans, il interprète un tueur sardonique et le skinhead, dans Diva, en 1981, premier long métrage de Beineix qui connaît plus de succès que son second, La Lune dans le caniveau, dans lequel Dominique Pinon incarne Frank, le frère alcoolique de Gérard Depardieu. A l'écran, on le retrouve souvent dans des rôles atypiques, tantôt zonard, SDF, bohémien, toujours dans un registre décalé. D'ailleurs, ce domaine lui vaut une nomination au César du meilleur jeune espoir masculin pour Le Retour de Martin Guerre, en 1983.

 

Seconde rencontre déterminante en 1991 : Jean-Pierre Jeunet lui offre le rôle principal de Delicatessen, où il entre dans la peau d'un ancien clown, devenu amoureux transit, évoluant dans un décor burlesque. Révélé par ce film, Jeunet est le révélateur de Dominique Pinon qui enchaîne les rôles qu'il lui propose, comme en 1995, La Cité des enfants perdus, où il passe de personnages en personnages (cinq en tout !) ou même dans Alien, la Resurrection. Le troisième millénaire s'ouvre pour lui avec les deux films qui le portent au sommet de sa popularité : Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, et dans le même genre Un Long Dimanche de fiancailles où après le rôle de l'enquiquineur en manque d'amour au côté d'Isabelle Nanty, il devient encore plus attachant en ange gardien d'Audrey Tautou.

 

Dominique Pinon alterne excentricité et box office, puisqu'il s'exporte aussi bien dans des fims américains réunissant Robert de Niro et Harvey Keitel (Le Pont du roi Saint Louis), que des comédies déjantées à la sauce belge comme Dikkenek, sorti en 2006.

 

 

 

 

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