Se connecter | Créer un compte



John Carpenter

Ajouter à mes personnalités favorites
 

Biographie

John Carpenter passe son enfance à Bowling Green, une modeste bourgade du Kentucky. Très tôt, au terme d’une projection en relief du Météore de la nuit et une autre de Planète interdite alors qu’il n’avait que huit ans, il se passionne pour la science-fiction et le fantastique. A 14 ans, avec les moyens étriqués du bord, beaucoup de passion et sur les conseils du magazine spécialisé « Famous monsters of Filmland », il tourne quelques courts-métrages directement inspirés des séries B et classiques qui l’ont marqué. Ces films répondent aux titres évocateurs de Sorcerer from outer space, Warrior and the demon, Revenge of the colossal beasts… A la même époque, John Carpenter crée son propre magazine, « Fantastic film illustrated », entièrement voué à ses genres de prédilection.

A 20 ans, il s’inscrit aux cours de cinéma de l’université USC de Californie. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il réalise The resurrection of Bronco Billy. Combinaison de fantastique et de western, le film obtient en 1970 l’Oscar du Meilleur Court Métrage. Fort de cette prestigieuse distinction, John Carpenter se lance alors dans une entreprise autrement plus délicate, un space opera décalé, parodie d’Alien avant la lettre, Dark star qui, grâce à la contribution financière du producteur et distributeur Jack H. Harris, peut être achevé et, par conséquent, sortir sur les écrans, couplé en double programme avec La pluie du diable. En quelques mois, Dark star gagne un statut de film culte.

En 1976, le même Jack H. Harris offre à John Carpenter d’écrire un western, The Anderson Alamo qui, adapté à l’époque contemporaine, devient Assaut, habile amalgame urbain de Rio Bravo et de La nuit des morts-vivants. Assaut frappe par la sécheresse de son style, la sobre efficacité de sa mise en scène et la précision de son montage ; John Carpenter compte désormais parmi les jeunes cinéastes prometteurs. L’année suivante, Halloween transforme l’essai. Non seulement le film est un foudroyant succès (il coûte 300.000 dollars et en rapporte plus de 75 millions sur la durée), mais reçoit également la bénédiction d’une critique généralement hostile au thriller d’épouvante. Depuis, entre science-fiction et fantastique pur, John Carpenter n’a jamais cessé d’œuvre dans le genre. Auteur complet de la plupart de ses films (il en signe jusqu’à la musique), il en aborde plusieurs des thèmes majeurs, de l’agression extraterrestre (Invasion Los Angeles, The thing, Ghosts of Mars…) au retour de Satan (Prince des ténèbres) en passant par le vampirisme (Vampires), la possession mécanique (Christine) et le folklore légendaire chinois (Les aventures de Jack Burton).

Farouchement indépendant, autant attaché au western qu’au fantastique, John Carpenter utilise régulièrement les pseudonymes référentiels de Frank Armitage, Martin Quatermass et John T. Chance.