Se connecter | Créer un compte



Patrice Leconte

Ajouter à mes personnalités favorites
 

Biographie

Patrice Leconte intègre l'IDHEC en 1967. L'année suivante, il entre au journal Pilote en tant que dessinateur, tout en réalisant ses premiers courts métrages, Le Laboratoire de l'angoisse (1971) et La Famille heureuse (1973). C'est en 1975, qu'il dirige Jean Rochefort et Coluche pour son premier long métrage, Les Vécés étaient fermés de l'intérieur. Leconte écrit le scénario avec son collègue de Pilote, Marcel Gotlib.

 

Sa rencontre avec Michel Colucci lui permet graviter autour de l'univers de l'équipe du Splendid. Ce qui va considérablement accélérer sa carrière. En 1978, les comédiens lui demande de réaliser l'adaptation pour le cinéma de leur pièce de théâtre «Amours, coquillages et crustacés». Avec Les Bronzés et sa suite Les Bronzés font du ski en 1979, le cinéaste signe ce qui deviendra deux comédies populaires «cultes». Puis, dans la foulée, il co-écrit avec l'un des transfuges du Splendid, Michel Blanc, trois autres comédies, dont Ma femme s'appelle revient (1982).

 

La collaboration entre Leconte et Blanc ne s'arrête pas là, mais alors que le réalisateur semblait confirmer son goût pour les comédies de moeurs, il change de registre. Les deux hommes écrivent un drame policier, Les Spécialistes, avec Gérard Lanvin et Bernard Giraudeau. Cette rupture de ton est annonciatrice d'une carrière menée par une passion du cinéma dans toute sa polyvalence. Les Specialistes est un film charnière, comme l'explique Patrice Leconte: «Quand on m’a proposé de tourner ce film d’action et d’aventure, j’ai compris que je pouvais faire autre chose. Ça m’a donné des ailes.» (interview Evene)

Son film suivant, Tandem, marque un autre tournant dans le travail du réalisateur, puisque c'est à partir de ce film qu'il décide de s'occuper lui-même du cadre. Après cette comédie, Leconte dirige Michel Blanc et Sandrine Bonnaire dans le thriller Monsieur Hire (1989). Puis, il réunit le trio Noiret, Rochefort et Marielle dans Les Grands ducs, en 1996. Et la même année, son film historique Ridicule rencontre un succès commercial et remporte de plusieurs prix, ainsi qu'une nomination à l'Oscar du meilleur film étranger.

 

Cette exposition internationale transforme chaque film suivant en un évènement. Et en particulier, en 1997, lorsqu'il dirige Belmondo et Delon - qui n'avaient pas tournés ensemble depuis Borsalino (1970) - dans Une chance sur deux. Mais les retrouvailles des deux monstres sacrés du cinéma français sont fraichement accueillies par la presse et le public. Le réalisateur renoue avec le succès l'année suivante. La fille sur le pont rencontre un public international et offre à Daniel Auteuil un césar. L'acteur tourne à nouveau sous la direction de Leconte en 1999, dans La Veuve de Saint-Pierre. A la fin de ces années 90, Patrice Leconte entretient des relations parfois houleuses avec la critique. Et exprime publiquement son mécontentement face à l'attitude des certains journalistes.

 

En 2002, le réalisateur dirige pour la septième fois Jean Rochefort et offre un rôle dense au monument de la chanson Johnny Hallyday, dans le drame L' Homme du train. Puis, en 2004, Leconte varie à nouveau les genres en réalisant un documentaire musical, Dogora - Ouvrons les yeux. Deux ans plus tard, il retrouve l'équipe du Splendid pour Les Bronzés 3: Amis pour la vie.

 

A raison d'un long métrage par ans (ou presque), Patrice Leconte adore faire des films. En 2008, il tourne une nouvelle comédie: La guerre des miss avec Benoît Poelvoorde. Et annonce que ses deux autres projets - un film écrit par Douglas Kennedy avec Daniel Auteuil et Helena Bonham Carter et le film musical, dont il rêve depuis des années - seront ses derniers films.