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Jeremy Irons

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Biographie

Jeremy Irons, fils d'un comptable et d'une femme au foyer, grandit sur l'île de Wight, au Sud de l'Angleterre. Il ambitionne d'abord d'être vétérinaire avant d'entrer à l'école dramatique de l'Old Vic, fondée par Sir Laurence Olivier, une des plus prestigieuses institutions théâtrales britanniques. A Bristol, il est ainsi formé au répertoire shakespearien et au théâtre moderne anglais. Pour gagner de l'argent, il chante dans les rues et c'est grâce à ces talents musicaux qu'il est choisi pour jouer dans « Godspell », une comédie musicale qui connaît un grand succès à Londres en 1971.

 

Pendant dix ans, Jeremy Irons alterne théâtre et télévision. Il fait ses débuts au cinéma en 1980 dans Nijinsky mais ce n'est que l'année suivante, avec la série Brideshead revisited, qu'il se fait remarquer. Karel Reisz lui confie alors le rôle principal de La Maîtresse du lieutenant français et la carrière d'Irons au cinéma est lancée. Irons va dans un premier temps résister aux sirènes d'Hollywood.

 

Il fait le choix de tourner avec des réalisateurs européens exigeants, tels Jerzy Skolimowski ( Travail au noir) ou Volker Schlondörff ( Un Amour de Swann), et dans des films difficiles, comme Trahisons conjugales, sur un scénario du dramaturge Harold Pinter, déjà auteur de La Maîtresse du lieutenant français. En 1986, dans Mission de Roland Joffé, il donne la réplique à Robert De Niro dans un film historique situé dans l'Amérique du Sud du XVIIIème siècle.

 

Son premier projet de l'autre côté de l'Atlantique sera dirigé par le Canadien David Cronenberg. Avec Faux semblants et le double rôle de gynécologues jumeaux qu'il y tient, Jeremy Irons surprend son public et prouve que l'on ne peut le réduire à un acteur de drames contemporains ou en costumes. Deux ans plus tard, en 1990 c'est la consécration avec Le Mystère Von Bulow de Barbet Schroeder, tourné aux Etats-Unis, qui lui vaut l'oscar du meilleur acteur. A partir des années 90, la carrière d'Irons va prendre une nouvelle direction.

 

L'acteur continue de travailler avec des auteurs européens, comme le danois Bille August ( La Maison aux esprits), les français Louis Malle ( Fatale) et Claude Lelouch ( And now... ladies & gentlemen) ou les italiens Bertolucci ( Beauté volée) et Zeffirelli ( Callas Forever). Il accorde sa confiance à Steven Soderbergh ( Kafka), fer de lance du nouveau cinéma indépendant américain, et à Adrian Lyne pour une version controversée de «Lolita» de Nabokov. Il retrouve David Cronenberg pour M. Butterfly et David Lynch, sur Inland Empire. Le comédien soutient par ailleurs une adaptation de Shakespeare qui ne trouvera pas de diffusion mondiale : ( Le Marchand de Venise).

 

Mais, en même temps, Jeremy Irons prête sa voix envoûtante au méchant Scar du Roi Lion et accepte aussi de participer à de grosses productions bien plus commerciales dans lesquelles il n'a qu'un rôle secondaire. Une Journée en Enfer, où il est l'adversaire de Bruce Willis, est le premier de ces films. Suivront L'Homme au masque de fer, Donjons et dragons, Kingdom of Heaven et Eragon. En 2008, l'acteur est à l'affiche d' Appaloosa d'Ed Harris. Conquérant ainsi une nouvelle et plus large audience, Jeremy Irons, de par son jeu subtil, sa diction suave et son élégance indéniable, s'est imposé comme un des meilleurs acteurs britanniques de sa génération.