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Amos Gitai

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Biographie

Etudiant en architecture, Amos Weinraub de son vrai nom suit les traces de son père quand la guerre de Kippour interrompt ses études. C'est lors d'une mission en hélicoptère en 1973, pendant laquelle il est touché par un missile syrien, qu'il se promet de devenir cinéaste.

En près de quarante films, il a produit une œuvre variée où il explore à la fois sa propre histoire et celle du Moyen-Orient à travers les thèmes récurrents de l'exil et de l'utopie. A la fin des années 70, Amos Gitai livre plusieurs documentaires, parmi lesquels House et Journal de campagne. C'est au cours de cette période qu'il soutient un doctorat en architecture à l'université de Berkeley, en Californie.

 

Après la controverse née de la diffusion de Journal de campagne, Gitai s'installe à Paris en 1983, où il résidera pendant dix ans.

C'est au cours de cette période qu'il met en scène des fictions sur le thème de l'exil comme Esther, Berlin-Jérusalem (Prix de la critique à la Mostra de Venise) et la trilogie du Golem.

En 1993, à la suite de l'élection de Yitzhak Rabin comme Premier ministre, Gitai retourne s'installer à Haïfa. C'est le début de la période la plus fertile de sa carrière.

En dix ans, il réalise près de quinze films. Devarim (1995) marque son retour dans son pays et ses retrouvailles avec la lumière et la géographie d'une ville (Tel-Aviv). C'est le premier volet d'une trilogie citadine qui se poursuit avec Yom Yom (Haïfa) et Kadosh (sur Mea Sharim, le quartier des religieux orthodoxes de Jérusalem). Ce retour au pays est aussi un retour sur sa propre histoire : Gitai tourne Kippour (2000), une fiction inspirée par ses souvenirs de guerre qu'il n'avait pu sortir à l'époque. Puis suivent Eden (2001) et Kedma (2002) qui relatent tous deux la création de l'Etat d'Israël, pour mettre en scène son origine et ses fondements historiques et idéologiques.

Avec Alila (2003), Gitai revient au présent de son pays et sonde l'état de la société israélienne contemporaine à travers les destins croisés des habitants d'un même immeuble.

 

Terre promise (2004) et Free Zone (2005), primé au Festival de Cannes, sont eux aussi ancrés dans l'actualité du pays et de toute sa région. Ils forment les deux premiers volets d'une trilogie sur les frontières, dans une zone où leur définition et leur fixation constituent un enjeu dramatique. Une trilogie qui s'achève avec Désengagement (2007). Réalisateur engangé, Amos Gitaï revient sur l'histoire d'une famille juive déportée pendant la guerre avec Plus tard tu comprendras.

 

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