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José Garcia

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Biographie

  • José Garcia Né le 17 mars 1966 à Paris (France).
    De son vrai nom José Luis Garcia, aussi connu sous les noms José Garcia, José Doval
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  • Acteur, Acteur voix

Issu d'une famille d'immigrés espagnols (des employés de maison installés dans les beaux quartiers de Paris), le petit José Garcia n'est pas un cancre mais préfère de loin s'émerveiller des numéros de cirque qu'il voit à la télé plutôt que de faire ses devoirs d'école. Il obtient malgré tout un Bep de comptabilité avant de partir faire son service militaire et de revenir à Paris avec un rêve en tête, intact : devenir comédien. Inscrit en auditeur libre au Cours Florent, il étudie sous l'égide d'un professeur célèbre, Francis Huster. Il passe également par l'école du Cirque d'Annie Fratellini et par l'Actor's Studio.

 

En 1989, il décroche un premier petit rôle au cinéma (on l'aperçoit quelques secondes en réparateur d'ascenseur à la fin de Romuald et Juliette de Coline Serreau), avant de trouver un job de chauffeur de salles pour Canal+, où il fait la rencontre, sur le plateau de « Nulle part ailleurs », d' Antoine de Caunes. C'est le déclic. Entre le clown blanc (de Caunes) et l'Auguste (Garcia), c'est la complémentarité idéale, l'étincelle qui met systématiquement le feu aux poudres dès lors que la paire finit par se retrouver réunie sur le plateau pour des numéros déguisés désopilants (avec une mention spéciale pour la transformation de José Garcia, rondouillard méditérranéen à forte pilosité, en « clone » surréaliste de Cindy Crawford).

 

C'est vite vu : José Garcia devient une star du petit écran et le cinéma ne tarde pas à lui faire de l'oeil. D'abord via de petits rôles ( Elisa, Beaumarchais l'Insolent), puis avec des personnages plus conséquents, mais toujours dans la truculence, l'humour dévastateur, l'euphorie contagieuse. Il bénéficie (mais peut-être en est-il aussi pour beaucoup l'artisan) du succès considérable de La Vérité si je mens ! de Thomas Gilou, avec le rôle de hâbleur fauché comme les blés (nommé au César du meilleur espoir), qu'il retrouvera, avec encore plus de succès, dans La Vérité si je mens ! 2.

 

Sa filmographie, à partir du milieu des années 90, prend des allures de courbe exponentielle : José Garcia est partout et pas forcément toujours dans de bons films : un détective dans Tout doit disparaître, un étudiant accusé du meurtre de sa femme dans Cinq Minutes de détente (premier petit contre-emploi), un mari trompé dans la comédie noire La Mort du Chinois... Il tournera également dans les trois films de Bernie Bonvoisin : Les Démons de Jésus, Les Grandes Bouches et, plus tard, Blanche.

 

José Garcia n'a désormais plus guère à prouver qu'il est un acteur comique extrêmement doué, parce que capable, via un physique somme toute banal, de faire passer le rire par un filtre émotionnel rare. Il est temps de trouver un rôle qui lui donnera l'occasion de prouver l'étendue d'un registre encore en friche. Et c'est Philippe Harel qui le lui offre avec le rôle de Tisserand, employé de bureau falôt et suicidaire dans Extension du domaine de la lutte, d'après le roman de Michel Houellebecq. Une composition qui fait de Garcia un acteur avec lequel il va désormais falloir compter.

 

La suite est une alternance de comédies douces-amères (l'entraîneur de Benoît Poelvoorde dans Le Vélo de Ghislain Lambert, le suicidaire par amour Louis dans Après vous...) ou hystériques (le violent Turc dans Le Boulet, le drôle-jusqu'à-la-mort Vincent dans Rire et châtiment de son épouse Isabelle Doval, le fêtard cocaïnomane de Jet Set 2 - People)... Il tourne même deux films en Espagne, deux films très noirs, Utopia et Le Septième Jour (ce dernier signé Carlos Saura), où son image de rigolo n'est pas omniprésente.

 

Deuxième contre-emploi-clé dans la carrière du comédien : l'employé de bureau licencié du Couperet, chronique sociale cynique et macabre de Costa-Gavras, où José Garcia étonne par sa froide détermination à éliminer ceux qui pourraient éventuellement l'empêcher de retrouver du travail. Il loupe le César du meilleur acteur de peu pour l'occasion et revient sur les écrans en escroc à la petite semaine dans l'ensoleillé Quatre Etoiles de Christian Vincent.

 

Après avoir donné un peu de sa voix à Arthur et les Minimoys (dans le rôle de Davido) et incarné un commissaire dans un Paris menacé par la peste dans Pars vite et reviens tard, il décroche le rôle titre de Sa Majesté Minor, chronique antique délirante où le comédien incarne le « simplet » du village, élevé par des porcs. Avant de revenir dans Astérix aux Jeux olympiques dans le rôle de Sacapus...

 

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