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Vincent Gallo

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Biographie

Vincent Gallo tient une place à part dans le cinéma contemporain : il a très vite révélé un talent égal en tant que comédien, réalisateur et compositeur.

 

Né de parents siciliens, il s'intéresse d'abord à la musique. Quittant les bancs de l'école à l'âge de 16 ans pour tenter sa chance dans divers groupes de rock à New-York, il commence à jouer dans des cafés théâtre où il rencontre Eric Mitchell pour qui il compose la musique de son film indépendant The way it is dans lequel il interprète Victor, personnage principal qui joue Orphée dans la pièce que les comédiens mettent en scène. Dans ce film, ses deux univers de prédilection sont unis: la musique et le jeu.

Il poursuit sa carrière d'acteur entre cinéma indépendant, films d'auteurs et cinéma européen, fait rare pour un acteur américain. De plus, il compose régulièrement pour les films dans lesquels il joue. C'est de cette manière qu'on le voit dans Les Affranchis, de Martin Scorsese en 1990, Arizona Dream d' Emir Kusturica 1993, La maison aux esprits, du danois Bille August 1994, Nos funérailles d' Abel Ferrara (, 1996), et dans I love L.A du finlandais Mika Kaurismäki (, 1998).

 

Il joue à quatre reprises sous la direction de la réalisatrice française Claire Denis, dans J’ai pas sommeil, U.S. Go Home Nénette & Bonnie et Trouble Every Day, où il campe un chercheur américain pris d'une curieuse douleur face à Béatrice Dalle.

Kaurismäki et Jarmuch, et Denis: sans faire partie de la même école cinématographique, ces réalisateurs ont en commun une certaine vision du cinéma, qui consiste à ne pas faire de concessions : tous filment à leur manière, ont leur propre univers, et refusent de se laisser happer par un système formaté et commercial.

 

Acteur au teint diaphane, à l'air éthéré et aux grands yeux clairs, il s'illustre à merveille dans des rôles de personnages instables et fragiles. Il incarne par exemple Johnny, la victime malheureuse d'une vendetta familiale dans Nos funérailles, puis en mari d'une fille aux pouvoirs de divination qui voit sa famille se briser au fur et à mesure que sa cote politique augmente dans La Maison aux esprits, en homme plein de bonne volonté mais qui retombe dans le trafic de drogues pour essayer de faire rouler sur l'or sa famille dans La Dernière cavale de Kiefer Sutherland en 1997.

On l'a vu aussi dans Moscow Zero de María Lidón en 2006 où il campe un prêtre croyant en l'existence d'une légende sur des démons et d'une entrée des enfers sous la ville de Moscou.

 

Vincent Gallo ne cède pas aux sirènes d'Hollywood, et continue de marquer sa différence par ses choix artistiques. Atypique, décalé, il est l'acteur américain indépendant par excellence, n'apparaissant que très rarement dans des productions hollywoodiennes. C'est de cette manière qu'on le voit à l'affiche du dernier Coppola, exilé d'Hollywood, Tetro, où il campe le rôle titre, celui d'un écrivain brillant et mélancolique qui voit arriver son frère Bernie qu'il n'avait pas revu depuis dix ans.

 

Il prête ensuite sa voix dans Metropia, un film d'animation suédois de Tarek Saleh avec celles de Stellan Skarsgard et Juliette Lewis.