Serge Gainsbourg |
Né le 2 avril 1928 à Paris (France).
En 1921, un couple originaire de Russie fuit la guerre civile et débarque en France. Sept ans plus tard naît un enfant à «la tête de chou», Lucien Ginsburg dit Serge. La seconde guerre mondiale est une épreuve difficile. Juifs, ses parents doivent porter l'étoile jaune et sont obligés de se cacher. Aprés la guerre, le père Ginsburg reprend son activité de pianiste, joue le soir et donne des cours à son fils.
Serge est doué pour la musique mais l'amour de l'art le pousse à s'inscrire au cours de dessin de l'académie Montmartre et apprendre la peinture. Il n'arrive pas à percer le milieu, c'est pour lui un échec... Dès lors, il va consacrer son temps à la musique et commence à jouer du piano dans les bars.
C'est en 1958 qu'il va prendre son nom de scène Serge Gainsbourg. Cette année là il se révèle au public avec «Le poinconneur des lilas» et obtient le grand prix de l'Académie Charles Cros. Il se découvre une vocation, créé un style et se met à composer, laissant aux autres le soin de populariser ses refrains Ses chansons sont défendues par des talents aussi divers que Claude François ou Johnny Hallyday. Délaissant les «tubes» pour idoles, il compose pour le cinéma.
1965 marque un tournant dans sa carriere avec le Grand Prix Eurovision de la Chanson qu'il remporte avec France Gall, l'interprète de sa chanson «Poupée de cire, poupée de son». L'année d'après, il écrit la bande originale de la comédie musicale de Pierre Koralnik: Anna avec Anna Karina et Jean-Claude Brialy.
En 1968, il compose «Bonnie and Clyde», interprété par Brigitte Bardot. En 1969, il rencontre Jane Birkin, ils sortent «Je t'aime moi non plus», un énorme scandale, qui ne fera qu'alimenter la source du phénomène Gainsbourg. Il est alors au sommet de sa carrière.
En 1971, il entreprend un travail de pure poésie musical et rythmique avec l'album «Melody Nelson» consacré exclusivement à Jane Birkin. Précurseur, innovant, perfectionniste, son art transcende toutes les générations. Puis en 1979, il se met au raeggae et joue avec le gratin de Kingston.
En 1979, Serge monte sue scène avec le groupe BIJOU. II écrit des chansons pour Alain Chamfort et Alain Bashung. Mais surtout, il sort la version revue et corrigée de la Marseillaise «Aux armes, et caetera» dont le succès est énorme et pour lequel il obtient un disque de platine.
Un dimanche de 1984, il brûle en direct un billet de 500 francs dans l'émission de 7/7. Gainsbourg devient Gainsbarre. Il révèle une face encore plus écorchée, boit de plus en plus, il se détruit. Jane le quitte. Il continue à composer et à chanter mais son personnage de plus en plus sombre suscite la controverse. En 1986, il écrit un 33 tours pour sa fille Charlotte «Charlotte for Ever » et réalise le long métrage du même nom.
1990 voit la réalisation du dernier long métrage de Gainsbourg : Stan the flasher. Un an plus tard, les abus d'alcool et de cigarette aidant, son coeur lâche, il rejoint «le fumeur de Havane»... Il allait avoir 63 ans. Plusieurs milliers de fans l'accompagneront au cimetière de Montparnasse
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