Se connecter | Créer un compte



Jean Gabin

Ajouter à mes personnalités favorites
 

Biographie

  • Jean Gabin Né le 17 mai 1904 à Paris (France).
    De son vrai nom Jean-Alexis Moncorgé, aussi connu sous le nom Jean Gabin
  • Décédé le 15 novembre 1976 à Neuilly-sur-seine (France).
  •  
  • Acteur, Producteur

Fils d'un chanteur d'opérette et d'une chanteuse de café-concert, Jean Gabin épouse une carrière artistique malgré lui. Jean a 15 ans lorsque sa mère meurt. Il abandonne très vite ses études mais refuse de suivre les traces de ses parents dans le milieu du spectacle. Le jeune homme s'obstine alors en exerçant divers métiers comme cimentier, manoeuvre dans une fonderie, magasinier ou encore vendeur de journaux. En 1922, Gabin a 18 ans et obéit finalement à son père, qui le force à entrer aux Folies-Bergères, d'abord comme figurant. En 1926, de retour de son service militaire, l'acteur est doublure aux Bouffes-Parisiens. A 22 ans, il devient un véritable artiste du Music-Hall et de l'opérette. Alors qu'il sillonne la France avec un tour de chant, Mistinguett le remarque et le fait engagé au Moulin-Rouge. Après être apparu à l'écran dans deux sketches muets, en 1930, Jean Gabin débute au cinéma devenu parlant dans Méphisto et Chacun sa chance, une opérette filmée au côté de sa compagne Gaby Basset.

 

Dans les années 30, Gabin devient une star du cinéma français, dans des rôles de bon ou de mauvais garçon, puis fixant progressivement un personnage, plus rude, de cabochard au grand coeur. En 1935, le film La Bandera de Julien Duvivier lui ouvre une série de rôles de romantique désespéré. Tour à tour légionnaire, truand, officier, déserteur, cheminot, ouvrier, Gabin figure « le héros tragique par excellence» ( Bazin). L'acteur incarne la France du Front Populaire à travers la figure du prolétaire. Le public s'enthousiasme pour ses films et il a la chance de tourner avec les plus grands réalisateurs de l'époque. Il tourne avec Duvivier, La Belle équipe(1936) et Pépé le Moko (1937). Renoir le dirige dans La Grande illusion (1937) et La Bête humaine (1938). Gabin donne la réplique à Michèle Morgan dans Le Quai des brumes et à Arletty dans Le Jour se lève (1939), sous la direction de Marcel Carné.

Sa présence à l'écran impression. Jean Piverd dit: « Il suffit que cette silhouette de brute follement vraie traverse l'écran pour que soit créé un climat. Jean Gabin ne joue pas. Il existe. » « L'étendue des émotions que peut fournir Gabin est immense, tout son art est de n'en donner que l'essentiel. » (Jean Renoir)

 

En 1939, alors que la guerre éclate, Gabin est mobilisé par la Marine. Il obtient néanmoins une permission exceptionnelle pour terminer le film Remorques au côté de Michèle Morgan. Deux ans plus tard, l'acteur refusant de tourner pour les Nazis pendant l'Occupation, s'expatrie aux Etats-Unis. A Hollywood, il retrouve des artistes français comme Jean Renoir, Julien Duvivier et Charles Boyer. Gabin y tourne La Péniche de l'amour avec Ida Lupino en 1942. Puis, Duvivier le dirige à nouveau dans L'imposteur (1944). Ce film de propagande utilise son image pour servir la cause de la France libre. Durant son exil aux Etats-Unis, Gabin rencontre Marlene Dietrich, dont il sera l'amant. En 1946, la star française et l'actrice allemande tournent ensemble sous la direction de Georges Lacombe, dans Martin Roumagnac. Mais le film est un échec.

 

En 1943, Gabin s'engage dans les Forces de la France Libre de De Gaulle. Et lorsqu'il est démobilisé en 1945, l'acteur rentre en France. Il a des cheveux blancs. C'est le choc, le public français découvre un Jean Gabin vieilli. La star renonce à faire Les Portes de la nuit, conçu pour lui par Carné et Prévert. L'acteur connait une « traversée du désert ». Il peine à retrouver des rôles à sa mesure mais parvient tout de même à camper un paysan étonnant de naturel dans Le Plaisir de Max Ophüls.

Les tempes blanchies, la silhouette épaissie, une nouvelle carrière s'impose alors à lui. Gabin doit jouer la carte de l'embourgeoisement. En 1952, il est un mari empoisonné par Danielle Darrieux dans La Vérité sur Bébé Donge. L'acteur retrouve la faveur du public avec son rôle de truand embourgeoisé dans Touchez pas au Grisbi (1954). Puis, La Traversé de Paris offre un regard neuf sur l'état de la France sous l'Occupation.

 

En 1958, deux époques s'entrechoquent lorsqu'il tourne face à la jeune Brigitte Bardot, dans En cas de Malheur. Gabin interprète un vieil avocat qui tombe amoureux de sa cliente.

Cette jeune génération de la création française qui arrive, La Nouvelle Vague, l'ignore. Jean Gabin se tourne vers le polar à la française et apparaît dans un certain nombre d'adaptations des romans de Georges Simenon. L'acteur débute une série de Maigret en 1958, avec Maigret tend un piège. Sous la direction d' Henri Verneuil, il donne la réplique à Jean-Paul Belmondo dans Un Singe en hiver, puis à Alain Delon dans un des plus gros succès des années 60, Mélodie en sous-sol.

En 1963, Gabin fonde avec Fernandel la société de production « Gafer » pour le film L'Age ingrat de Gilles Grangier, dans lequel les deux acteurs interprètent les pères d'un couple.

 

Par la suite, la star devenue mythe depuis longtemps, est Pacha, Président, Monsieur, Tatoué... Maintenant figure du patriarche, Gabin tourne ses derniers grands films, Le Clan des Siciliens puis Le Chat en 1971, dans lequel il interprète un retraité haineux face à Simone Signoret. L'année de sa mort, il apparaît dans son ultime comédie policière L'Année sainte de Jean Girault.

 

Zoom Avant

Zoom Avant

Retrouvez Toutleciné.com sur...

twitter & Facebook