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David Fincher

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Biographie

David Fincher est un réalisateur particulièrement connu pour le style violent et sombre de ses films, dont les thèmes de prédilection sont la représentation de la paranoïa et les personnages protagonistes principaux mis à rude épreuve. Il débute sa carrière en travaillant sur des effets spéciaux pour la société Industrial Light & Magic. Après un passage par la publicité et les vidéo-clips, il commence à réaliser des films pour le cinéma. Le cinéaste possède sa propre maison de production : Propaganda Films.

 

Fincher est classé parmi les réalisateurs « visuels », au même titre qu'un Jean-Pierre Jeunet avec qui il partage occasionnellement le même chef opérateur, Darius Khondji. Issu lui aussi, du monde des effets spéciaux, de la publicité et des clips vidéos. Le cinéaste maîtrise parfaitement les techniques permettant d'obtenir le rendu visuel qu'il désire, notamment en matière de photographie et de post-production. Cette maîtrise et cet intérêt pour l'image ont fait que la critique a pu qualifier sa réalisation de maniérée, notamment lors de la sortie de Zodiac.

 

 

Dès son premier long-métrage, Alien 3, il montre une maîtrise visuelle impressionnante, bien qu'il regrettera par la suite le manque de liberté accordé par la Fox à cette époque, qui produira pourtant plus tard son film le plus « libre ». Venu du monde de la pub et du video clip, virtuose de la caméra, Fincher a acquis en assez peu de films son blason de grand réalisateur. Un parcours que l'on compare déjà à celui de Ridley Scott. Dure tâche que de succéder aux Alien, le huitième passager de ce dernier et Aliens - Le retour de James Cameron, d’autant plus que ces deux premiers opus ont été des succès au box office américain : 78 millions de dollars contre 81 millions de dollars. David Fincher doit donc faire preuve d’un sang-froid remarquable pour réaliser un film réussi cinématographiquement et faire du rendement.

Pour son premier film, le réalisateur tout juste âgé de 30 ans, livre une œuvre sombre (aussi bien dans le fond que la forme) d’une grande maîtrise technique. Au montage final, les producteurs non satisfaits par la fin du long-métrage, en retournèrent une seconde, passant outre l’accord du réalisateur. Privé du « Final Cut », David Fincher dénigrera son film par la suite. Il rapportera 55 millions de dollars de recette aux États-Unis, ce qui est insuffisant pour son budget de 50 millions de dollars (cinéma), mais le film s’amortit largement dans le reste du monde, rapportant plus de 159 millions de dollars au total.

 

Trois ans plus tard, soucieux de ne pas récidiver ses erreurs passées, Fincher s’apprête à mettre en scène un film d’envergure plus restreinte mais qui fera de lui le grand cinéaste qu’il est devenu. Qualifié déjà de « grand classique » lors de sa sortie en salle par la critique, Seven fait bonne figure dans le paysage cinématographique, et inéluctablement Fincher et Brad Pitt se font remarquez dans la profession, puis courtisez par le tout Hollywood quand le film parvient à cumuler 100 millions de dollars de recette outre atlantique et plus de 320 millions dans le monde entier, pour un budget moyen de 33 millions de dollars.

 

Du fait de sa popularité naissante, le cinéaste fait carte blanche pour approfondir sa sombre vision de la société, après la chasse au serial killer, Fincher s’engage pour son troisième long-métrage : The game, où il dépeint le bouleversement d’un riche homme d’affaire ( Michael Douglas) lorsqu’il accepte de participer à un jeu de rôle mystérieux. Deux ans après, le réalisateur met en scène, un film considéré par la critique, comme l'un des plus polémiques de sa décennie : Fight Club, adapté du roman homonyme de Chuck Palahniuk. Ce film a été critiqué pour son orientation politique. On l'a accusé de propager un message anarchiste, voire nihiliste, véhiculant un message libertaire ou de militantisme pro-homosexuel. Au sommet de son art, David Fincher réalise une oeuvre virtuose comme rarement et livre une des plus décapantes visions sur la société de consommation, mélangé au thème de la schizophrénie, faisant l’apologie de l’autodestruction corporelle résultant de l'éveil de la personne, et accompagné d’une connotation homosexuelle sous-jacente entre les deux protagonistes du film (Brad Pitt et Edward Norton). Ce film devient rapidement le dernier film culte réalisé au 20ème siècle pour la communauté cinéphile et les fans. Malgré son échec au box office américain. Fincher est maintenant un réalisateur qui pèse artistiquement.

 

 

Après les débordements de Fight Club, les studios donnent au réalisateur un film de commande sur-mesure à ses compétences visuelles : Panic Room. Dans ce thriller hollywoodien typique, David Fincher déploie tout ses talents techniques et réussit une fois encore une mise très virtuose, au service d’une intrigue basique mais pas bancale. Le film a été un véritable succès au box-office.

Après 5 ans d’absence et plusieurs projets avortés, David Fincher réalise son 6eme long-métrage : Zodiac. Avec celui-ci, il prend le parti d’épurer son film de tout ce qui brille ou pétille, ne laissant place qu’à la scrupuleuse enquête que lui même et ses collaborateurs (policiers et journalistes) ont effectués pour préparer son film. Une esthétique de fiction-documentaire sur l'histoire vraie, des méfaits d'un tueur en série, l'un des plus célèbres de l'histoire américaine, qui a frappé pendant les années 60 et 70 dans la ville de San Francisco. Mais le public ne suit pas, et ne rencontre pas un franc succès.

 

 

En 2009, David Fincher est sur des projets d'envergures. The Curious Case of Benjamin Button, marquant sa troisième collaboration avec Brad Pitt, est très attendu du monde cinéphilique, de par son histoire et de l'enjeu qu'il comporte pour les grands studios. En effet, l’adaptation d’une nouvelle de Francis Scott Fitzgerald racontant les aventures d’un homme né vieux rajeunissant chaque année pour mourir bébé risque de faire revenir le public dans les salles obscures. De plus, que pour ce film à très gros budget (200 millions $) le réalisateur spécialiste des effets spéciaux a tenu que ce soit par cette technique, que son héros apparaissent à tout les âges et non par du maquillage. Il va ensuite retrouvé Morgan Freeman pour un Rendez Vous avec Rama de Arthur C. Clarke, et va mettre en scène Keanu Reeves Chef cuistot, au quotidien difficile dans les prestigieuses cuisines d'un grand restaurant New-Yorkais. Frincher y pense depuis plus de 10 ans à faire ce film tiré du best-seller, Kitchen Confidential d' Anthony Bourdain. Ce livre a déjà donné lieu à une série télévisée qui a fait un flop retentissant aux Etats Unis, mais David Fincher a la ferme intention de faire mieux....

 

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