Julie Depardieu |
Née le 18 juin 1973 à Paris (France).
Dans la famille Depardieu, je demande la fille ! Avant même de naître, Julie Depardieu a déjà du sang d'acteur qui coule dans ses veines mais la comédie est-elle un don génétique ? Apparemment oui, puisque le foetus, s'il passe un temps par des études de philosophie, atterrit rapidement sur les tournages de cinéma, ombragés par un père sur-médiatisé et à la renommée internationale. Si la réputation de sa famille est assurée pour un bon moment, la jeune femme doit se faire une place durable dans la plus grande famille du cinéma.
A 30 ans, Julie partage l'affiche avec son père qui incarne Le Colonel Chabert, dans un rôle très secondaire. Si elle critique longtemps la relation qui la lie à la star française, cette dernière n'hésite pourtant pas à tourner à ses côtés, notamment dans La Machine où elle apparaît furtivement, déguisée en infirmière. L'aventure Josée Dayan lui permet de gravir progressivement les échelons de la reconnaissance, se rapprochant de plus en plus de l'objectif de la cinéaste qui la dirige dans plusieurs téléfilms et surtout dans la série populaire Le Comte de Monte Cristo, incarné encore une fois par son père.
Trêve de rapports conflictuels et tumultueux, la comédienne décide de faire cavalier seul et de s'émanciper de son image erronée de « fille à papa », s'illustrant dans des films certes plus intimistes, mais dans un premier rôle que lui confie Danièle Dubroux pour L'Examen de minuit. Dès lors, Depardieu étend toutes les facettes de sa personnalité et de son potentiel d'actrice, se baladant entre oeuvre d'anticipation ( Peut-être de Cédric Klapisch), histoire érotico-loufoque ( Eros Thérapie), ou drame romantique en costume d'époque ( Les Destinées sentimentales d' Olivier Assayas).
Parmi tous ces registres, la jeune femme semble mieux s'épanouir dans la comédie décalée, dans des personnages qui collent parfaitement à son image de fille marginale et kitsch, arborant souvent une fleur en plastique dans les cheveux, un rouge à lèvre pimpant et des joues rose bonbon. La petite fille garde la tête dans les nuages, rêvant au prince charmant qu'elle croque dans ses romans-photos ringards multicolores, dans Toi et Moi. Pour Essaye-Moi, elle doit accepter de vivre une romance improbable avec un cosmonaute gaffeur mais touchant, interprété par l'ancien Robins des Bois : Pierre-François Martin-Laval. Quand va-t-elle enfin trouver l'élu de son coeur ? Dans Podium peut-être, bien que Benoît Poelvoorde soit un peu trop « clo-clownesque » pour répondre à ses attentes. Clovis Cornillac aurait pu être le bon dans Poltergay, mais ses hallucinations fantomatiques disco la poussent à le fuir.
Si ses romances ratées sont souvent tournées en dérision dans l'ensemble de sa filmographie, Claude Miller y met un terme avec La Petite Lili et lui demande d'aimer Robinson Stévenin à sens unique, un rôle de composition de femme abandonnée, grâce auquel elle remporte une double récompense en 2003, le César du meilleur espoir féminin et celui de la meilleure actrice dans un second rôle. Valeur sûre du cinéma français, l'actrice accepte diverses propositions, alternant films d'auteur (Le Passager) et prestations théâtrales portées sur grand écran ( Un Fil à la patte de Michel Deville, adapté d'une pièce de Feydeau) ou à la télévision.
Après avoir joué les mères communistes et féministes dans La Faute à Fidèl, la comédienne s'engage avec des cinéastes comme André Téchiné qui la dirige dans Les Témoins, et retrouve Miller dans Un Secret, en 2007, aux côtés de Cécile de France. Avec Les Femmes de l'ombre de Jean-Paul Salomé (2008), elle campe une femme de la Résistance.
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