Marianne Denicourt |
Née le 14 mai 1966 à Paris (France).
Fille du professeur de cinéma Bernard Cuau, et soeur de la réalisatrice et scénariste Emmanuelle Cuau, Marianne Denicourt débute en suivant des cours d'art dramatiques au Théâtre des Amandiers de Nanterre, sous la direction de Patrice Chéreau. C'est là qu'elle est remarquée par Jacques Doillon qui lui confie le rôle principal de L'Amoureuse, où elle se fait remarquer dans l'interprétation d'une jeune fille oscillant entre l'amour et le flirt.
Elle alterne ensuite les participations dans des séries ou films pour la télévision et les rôles exigeants dans le cinéma d'auteur : on la retrouve ainsi dans La Belle Noiseuse de Jacques Rivette, aux côtés de Michel Picolli et d' Emmanuelle Béart, ou dans La Vie des Morts, moyen-métrage qui révèle le réalisateur Arnaud Desplechin dont elle devient la compagne, et qui lui offre des rôles importants dans ses deux premiers long-métrages : La Sentinelle, où elle incarne une cantatrice frayant dans des milieux diplomatiques troubles et Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) où elle est au cœur d'une relation adultère avec Paul ( Mathieu Amalric), le meilleur ami de son compagnon. Elle retrouvera ensuite Jacques Rivette pour Haut, Bas, Fragile, dans lequel elle interprète une jeune femme cherchant à se reconstruire au sortir du coma.
En parallèle, Marianne Denicourt s'essaye à un cinéma plus populaire avec Passage à l'acte de Francis Girod, dans lequel elle incarne l'assistante d'un psychanalyste joué par Daniel Auteuil, qu'elle retrouvera ensuite dans Sade de Benoît Jacquot, où elle joue une maîtresse du divin marquis. On la voit également dans le rôle d'une scripte travaillant au sein du cinéma de l'occupation dans Le Plus Beau Pays du monde, de Marcel Bluwal. Elle ne refuse pas non plus les rôles d'épouses des comédies douce-amères : épouse délaissée, comme Hermeline, dans A mort la mort de Romain Goupil; épouse combattive comme Marie dans Quelqu'un de Bien de Patrick Timsit ; épouse révoltée comme dans Monique de Valérie Guignabodet. Elle retrouve ensuite le film d'auteur avec Le Domaine perdu de Raoul Ruiz aux côtés de François Cluzet et Grégoire Colin.On la voit également dans La Sainte victoire, une comédie dramatique sur la politique française avec Christian Clavier et Clovis Cornillac.
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