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Brian DePalma

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Biographie

De Palma se passionne très tôt pour la physique, dont il décide de faire sa spécialité. Il entre donc à l'Université de Columbia pour achever sa formation, mais s'oriente bientôt vers le théâtre, puis le cinéma. En 1960, il réalise son premier moyen métrage : Icarus, suivi de Wotan's Wake, pour lequel il remporte plusieurs prix.

Au cours de ses études au Sarah Lawrence College, De Palma aborde le long métrage avec The Wedding Party, comédie qui marque les débuts à l'écran de Robert De Niro. Après ce premier essai, il poursuit son apprentissage sur divers documentaires et courts métrages, dont The Responsive Eye, consacré à une exposition d'Op Art au Musée d'Art Moderne de New York.

En 1967, il revient au long métrage avec Murder à la Mod, thriller sophistiqué émaillé de références hitchcockiennes. L'euphorie contestataire des années soixante lui inspire ensuite les comédies satiriques Greetings (Ours d'Argent au Festival de Berlin) et Hi, Mom !, qui l'imposent parmi les jeunes talents marquants de la Nouvelle Vague américaine.

Les grands studios commencent alors à s'intéresser à lui, mais c'est avec une modeste production indépendante : Soeurs de sang, que De Palma connaît son premier grand succès. Rompant avec le style semi-improvisé de ses précédents films, il affirme là d'exceptionnelles qualités d'écriture, un sens de la construction, du cadrage et du rythme digne des meilleurs réalisateurs hollywoodiens.

L'année suivante, De Palma signe l'opéra rock Phantom of the Paradise adaptation libre du Fantôme de l'opera et de Faust. Le film remporte en 1975 le Grand Prix du Festival d'Avoriaz. Il écrit avec Paul Schrader et réalise Obsession, thriller romantique et hommage à peine voilé à Sueurs froides puis porte à l'écran Carrie. Le film reste l'une des plus brillantes transpositions de l'œuvre de Stephen King ; sa célèbre séquence finale et certains de ses procédés ont été, depuis, largement imités.

En 1977, De Palma dirige Kirk Douglas et John Cassavetes dans Furie, mêlant occultisme et politique-fiction. Il retourne au suspense en 1982 avec Blow Out, qui explore avec brio les deux thèmes dominants de son œuvre : voyeurisme et manipulation. Le film poursuit également la réflexion engagée par Antonioni avec Blow up sur la perception de la réalité.

Brian De Palma s'attèle ensuite à une nouvelle version, baroque et hyper-violente, de Scarface, sur un scénario d'Oliver Stone. Paul Muni cède la place à Al Pacino et Ann Dvorak à Michelle Pfeiffer. Abandonnant temporairement ce genre qui avait fait sa réputation, il réalise Les Incorruptibles, spectaculaire saga sur la Prohibition, qui vaut l'Oscar à Sean Connery. En 1989, il s'attaque au film de guerre avec Outrages, puis adapte le best-seller de Tom Wolfe Le Bûcher des vanités dans lequel il retrouve Melanie Griffith. L'Esprit de Caïn signe son retour au thriller et en 1993, il dirige Al Pacino dans L'Impasse. Le film, sorte d'antithèse de Scarface, figure parmi ses plus grandes réalisations. A la demande de Tom Cruise, il se charge de la mise en scène de Mission : Impossible, hommage à la série culte qui connaît un succès international en 1996. Avec Snake Eyes, il fait une nouvelle fois montre de sa virtuosité à l'image du plan séquence d'ouverture au cours duquel sont livrées toutes les clés du film. Il s'essaie aussi à la science fiction avec Mission to Mars qui ne séduit guère, pas plus que le très -trop?-stylisé Femme fatale, dans lequel il développe à nouveau ses thèmes de prédilection. Son oeuvre suivante est une adaptation du polar de James Ellroy, Le Dahlia noir. Les attentes suscitées par le projet sont grandes et le film reçoit un accueil mitigé. En 2008, il entre de plain-pied dans l'actualité avec Redacted, réflexion sur le conflit irakien.