Se connecter | Créer un compte



Marcel Dalio

Ajouter à mes personnalités favorites
 

Biographie

  • Marcel Dalio Né le 17 juillet 1900 à Paris (France).
    De son vrai nom Israel Moshe Blauschild, aussi connu sous le nom Marcel Dalio
  • Décédé le 20 novembre 1983 à Paris (France).
  •  
  • Acteur

Marcel fait un bref passage par le Conservatoire d'Art Dramatique en 1916 avant de partir pour les tranchées. Dès son retour à Paris, Israel Moshe Blauschild devenu Marcel Dalio passe dans les revues de cabaret et au music-hall. Il surmonte à force de talent le handicap d'une petite taille et acquiert peu à peu une grande notoriété sur les scènes parisiennes en interprétant du Steve Passeur ou de l' Édouard Bourdet.

 

Après s'être fait remarquer au théâtre dans 'Les temps difficiles' en jouant le rôle d'un dégénéré, il débute au cinéma en 1931 dans Olive passager clandestin de Maurice de Canonge. En 1937, il incarne la petite frappe qui se fait dérouiller par le légionnaire Gabin dans Pépé le Moko de Julien Duvivier. Mais cette 'gueule' n'est pas l'homme d'un seul rôle, notamment grâce à Jean Renoir qui lui propose d'incarner le Juif de bonne famille qui accompagne Jean Gabin lors de son évasion dans La Grande illusion et lui permet de s'évader enfin de ses compositions de mouchards, de trafiquants et d'aigrefins dont, depuis 1931, on lui avait fait une spécialité à l'écran.

 

Acteur plein de fantaisie, d'exubérance et d'autorité, on le retrouve dans Les Perles de la couronne de Christian-Jaque, aux côtés de Sacha Guitry, Entrée des artistes de Marc Allégret, ou encore Chéri-Bibi de Léon Mathot. Il arrive à imposer dans La Maison du Maltais un personnage poétique. L'aristocrate décadent et libertin de La Règle du jeu sera l'un de ses plus grands rôles. Il fuit la France pendant les années d'occupation et recommence avec courage une nouvelle carrière à Hollywood. Réfugié aux Etats-Unis en 1939, il est accueilli par Hollywood qui lui propose des petits rôles. Il côtoie Humphrey Bogart dans Casablanca et dans Le Port de l'angoisse.

 

La Libération le ramène en France. Il est Luciani aux côtés de Fernandel dans Pétrus, puis Marco aux côtés de Simone Signoret dans Dédée d'Anvers, il joue aussi le rôle du magistrat dans Les Hommes préfèrent les blondes, avec Marilyn Monroe et Jane Russell. En 1962, Philippe De Broca le fait tourner dans Cartouche, aux côtés de Jean-Paul Belmondo et Claudia Cardinale. Ce brillant second rôle lui rappelle la comédie des premiers temps de sa carrière. En 1964, il partage l'écran avec Paul Meurisse dans Le Monocle rit jaune de Georges Lautner.

 

Sa parenthèse américaine, sous l'égide de Josef von Sternberg, lui laisse d'assez bons souvenirs pour qu'il évite de la refermer complètement. Il est apprécié aux États-Unis pour la vivacité et l'acuité avec lesquelles il dessine les silhouettes qu'on lui destine, si minces soient-elles. Il retrouve les rôles de traîtres qu'on s'empresse de lui redistribuer. Quand il en est las, il pense à l'Amérique et c'est ainsi qu'il cède à plusieurs reprises à la tentation hollywoodienne où il a conservé bon nombre d'amis et où des réalisateurs tels que Blake Edwards, John Ford et William Wyler savent l'utiliser.

 

En 1967, il joue dans La Vingt-cinquième heure d' Henri Verneuil, avec Anthony Quinn. Gérard Oury lui offre le rôle de Rabbi Jacob en 1973, inoubliable en duo avec Louis de Funès. C'est Paul Barge qui lui offrira son dernier grand rôle, avec Le Paradis des riches.

 

Ainsi, parti de personnages peu recommandables, Marcel Dalio a évolué vers des rôles délibérément cocasses et caricaturaux qu'il interprète avec beaucoup de malice et en n'épargnant pas les clins d'oeil au public.