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Stomy Bugsy

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Biographie

  • Stomy Bugsy Né le 21 mai 1972 à Paris (France).
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  • Acteur

Stomy Bugsy grandit à Sarcelles, une ville riche de par les différentes communautés qui l'habitent - turque, juive, arabe, afro-européenne, antillaise. Ce croisement des cultures influencera sa musique, notamment « Viens avec moi », enregistré avec Passi, son compère du Ministère A.M.E.R., et avec le jeune guitariste prodige d'origine maghrébine Nawfel. Stomy Bugsy sera en effet avec Passi le pilier du Ministère A.M.E.R., dont le premier maxi, « Traîtres », sort en 1991, un an avant l'album « Pourquoi tant de haine », d'emblée controversé. Plutôt humoristiques au début, les raps de Ministère A.M.E.R. se feront par la suite plus radicaux, influencés par Malcolm X et Public Enemy et leur espoir de révolution noire.

En 1995, le titre « Sacrifices de poulets », figurant dans une compilation accompagnant la sortie du film La Haine de Mathieu Kassovitz, vaut au Ministère A.M.E.R. une condamnation par la justice française pour provocation et incitation à la violence. Parallèlement à la conception quasi-guerrière du rap défendue avec le Ministère A.M.E.R. (Agent du Ministère Eloquent et Radical), le ton des albums solo de Stomy Bugsy s'adoucit, que ce soit avec « Le Prince des Lascars », produit par Doctor L en 1996, ou « Le Calibre qu'il te faut ». Le message reste cependant le même : le savoir est une arme.

Pour l'album « Trop jeune pour mourir » paru en 2000, il bénéficie des voix de Passi et Hamed, et sur le titre « Une Tombe à la place du cœur », de celle de Jacques Dutronc.

 

Parallèlement à sa carrière dans la musique, Stomy Bugsy a joué au cinéma dans Ma 6-T va crack-er et De l'amour de Jean-François Richet, Le Marquis et Les Jolies choses de Gilles Paquet-Brenner. Après un essai dans la comédie( 3 zéros), il devient coutumier du genre avec Le Boulet d' Alain Berberian et aussi pour ses retrouvailles avec Gilles Paquet-Brenner pour Gomez & Tavarès. Il a également tourné dans Nèg maron de Jean-Claude Flamand, et Le Fleuve de Mama Keïta.

Il poursuit sa carrière cinématographique en interprétant le rôle d'un journaliste et militant communiste martiniquais, André Aliker, dans Aliker de Guy Deslauriers en 2009.