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Claude Brasseur

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Biographie

Enfant de la balle par excellence (son père est le grand acteur de théâtre mais aussi de cinéma Pierre Brasseur, et sa mère est la comédienne Odette Joyeux), Claude Brasseur, de son vrai nom Claude Espinasse, naît décidément sous une bonne étoile en ayant pour parrain le célèbre écrivain américain Ernest Hemingway.

Suivant les traces de son père, il effectue sa formation aux cours de comédie de Raymond Girardet puis au Conservatoire, avant de monter sur les planches au milieu des années 50, notamment sous la houlette d' Elvire Popesco. Très vite, le cinéma l'attire dans ses rets, et le jeune Brasseur tourne notamment dans Le Pays d'où je viens de Marcel Carné. Suivra un break de trois années pendant lequel il s'engage dans un bataillon de parachutistes (sur un coup de tête, après avoir vu un film sur le sujet, L'Amour descend du ciel. Le retour au cinéma et au théâtre se fera en 1960.

 

Si Le Caporal épinglé lui permet de se joindre à la jeune scène française ( Claude Rich, Jean-Pierre Cassel, Guy Bedos), et que Georges Franju lui fait côtoyer son père dans le drame fantastique Les Yeux sans visage, c'est paradoxalement la télévision qui donne à Claude Brasseur ses lettres de noblesse au début des années 70. D'abord en Rouletabille dans une adaptation du roman de Gaston Leroux Le Mystère de la chambre jaune, puis en Vidocq, ex-bagnard devenu préfet de police et candidat à mille aventures à la fin du XIXe siècle, dans la série Les Nouvelles Aventures de Vidocq.

 

Devenu extrêmement populaire, le comédien est désormais sur la « top-liste » des réalisateurs français qui se partagent les faveurs du plus large public, notamment Georges Lautner, qui l'associe à Alain Delon et Mireille Darc en 1974 dans Les Seins de glace. Mais c'est avec son rôle de bon copain homo dans Un Eléphant ça trompe énormément d' Yves Robert en 1976, qu'il obtient la consécration (et le César du meilleur second rôle en passant !). Une suite, Nous irons tous au Paradis, aussi drôle et truculente, est tournée l'année suivante.

 

En 1980, Claude Brasseur obtient un César pour son rôle de flic froid et déterminé dans La Guerre des polices. Le début des années 80 le voit affronter tous les genres : outre le polar, auquel il est rompu depuis longtemps, il brille aussi dans le biopic soigné ( Guy de Maupassant, dont il tient le rôle-titre), et bien évidemment la chronique adolescente acidulée La Boum (et sa suite, La Boum 2), dans laquelle, en père de Sophie Marceau et mari volage de Brigitte Fossey, il fait des étincelles.

 

Mais le comédien est aussi un sportif, courant régulièrement le rallye Paris-Dakar (qu'il remporte en 1983, associé à Jacky Ickx) entre deux films, lesquels versent très régulièrement dans le thriller à l'ancienne : père de famille endeuillé dans Légitime Violence, commissaire à qui on ne la fait pas dans La Crime, écrivain ivrogne qui succombe aux charmes de Sophie Marceau dans Descente aux enfers, flambeur dans Taxi Boy... Mais aussi la comédie : aventurier à la petite semaine dans Le Léopard, employé de banque hypnotisé par les courbes d'une belle Gitane ( Valérie Kaprisky).

 

Sale comme un Ange de Catherine Breillat, dans lequel il incarne un quinqua en perdition trahi par son meilleur ami, marque un certain tournant dans l'orientation de Claude Brasseur, qui passe du cinéma ultra populaire à un registre souvent plus « auteur » et intimiste. Dans les années 90, s'il multiplie les apparitions clin d'oeil, seule son incarnation de Foucher, face à Claude Rich en Talleyrand dans Le Souper d' Edouard Molinaro, est un véritable numéro d'acteur. Il remportera d'ailleurs encore un nouveau César pour l'occasion.

Ses films suivants, plus discrets ( La Taule, le très joli L'Autre Côté de la mer, Fait d'Hiver) n'empêchent pas Brasseur de continuer à briller sur scène, notamment dans la création du Dîner de cons de Francis Veber, où il triomphe face à Jacques Villeret.

Acteur populaire par excellence, dont la cote d'amour n'a jamais, finalement, baissé en plus de quarante ans de carrière, Claude Brasseur s'illustre depuis quelques années dans des comédies tour à tour débridées ou raffinées (le vieux ronchon de Camping, le collectionneur d'art de Fauteuils d'orchestre, le propriétaire d'un dancing, travesti à ses heures, dans Le Héros de la famille). Il tourne pour la première fois sous la direction de Jean-Jacques Annaud pour Sa Majesté Minor.

 

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