(null) Bourvil |
Né le 27 juillet 1917 à Pretot-Vicquemare (France).
André Robert Raimbourg dit Bourvil naît en Normandie, durant la première guerre mondiale. Il ne connait pas son père, tué sur le champ de bataille. Remariée à Joseph Ménard, un agriculteur résidant dans le petit village de Bourville, sa mère part vivre près de Dieppe avec ses deux enfants, René et André. De cette nouvelle union naitront deux autres enfants. Passionné de musique, il passe son temps à écouter les derniers tubes sur la TSF de l'instituteur du village. A quatorze ans, il passe son certificat d'étude et quitte la campagne pour le pensionnat de Doudeville. Farceur dans l'âme, André est un enfant discipliné, il apprend l'harmonica, l'accordéon et le cornet à piston, puis intègre la fanfare du village.
En 1936, c'est la révélation: il est stupéfait lors d'un concert de Fernandel et décide de devenir artiste. En 1937, il part à Paris faire son service militaire et intègre le 24ème Régiment d'Infanterie. Il y fait ses premières armes de chanteur devant des camarades séduits par son talent. En dehors de la caserne, il remporte de nombreux Radio-crochets et obtient le premier prix à celui de Radio-Paris. Mais en septembre 1939, Bourvil est envoyé sur le front, puis démobilisé en août 1940, près de Pau. Il y fait la connaissance d' Etienne Lorin, parolier de plusieurs de ses futures chansons. Il rentre en Normandie puis repart pour Paris en 1941. Il fait sa première figuration au cinéma dans Croisières sidérales auprès de Madeleine Sologne.
En 1943, il épouse Jeanne Lefrique. Elle lui donnera deux fils, Dominique et Philippe. En 1944, il abandonne son premier pseudonyme d'Andrel pour adopter celui de Bourvil, en hommage à son village natal. Il débute à « La Gaieté Montparnasse ». Cette année là, il écrit «Les Crayons», son premier tube. En 1945, il fait sa première apparition sur le grand écran dans La Ferme du pendu de Jean Dréville, où à la fin d'un repas de noces il chante l'un de ses succès “Elle vendait des cartes postales”.
La fin de la seconde guerre mondiale va marquer le début d'une carrière fulgurante au cinéma. Soudainement très sollicité, il tourne ensuite dans Pas si bête (1947) d' André Berthomieu. Le cinéma exploite son côté paysan benêt mais Clouzot lui offre un rôle de timide en 1950 dans Miquette et sa mère. Gendarme pour Le Roi Pandore (1950), il revisite l film 377790]Le Rosier de Madame Husson, reprenant la place tenue auparavant par Fernandel (version 1932).
Grâce aux Trois Mousquetaires (1953), il trouve un nouveau rôle de valet dans des films de cape et d'épée. Par la suite, il est Passepoil dans Le Bossu (1959) avec Jean Marais, Cogolin dans Le Capitan (1960) où il rejoue avec le comédien. En 1956, il obtient le grand prix d'interprétation au Festival de Venise pour son rôle de Martin dans La Traversée de Paris avec Jean Gabin et son futur fidèle ami Louis de Funès. Après Les Misérables (1958), ou, il interprète l'ignoble Thénardier, il joue l'époux de la séduisante Michèle Morgan,pour Le Miroir à deux faces, comédienne qu'il retrouvera quelques années plus tard dans Fortunat (1960).
Il incarne ensuite Fendard, dans Le Tracassin (1961) d' Alex Joffé. En 1963, il rencontre Jean-Pierre Mocky avec lequel il tournera quatre films. En 1963, La Cuisine au beurre lui permet de jouer avec Fernandel. Le film est un triomphe. Il connaît un immense succès populaire dans les deux films où Gérard Oury l'oppose à Louis de Funès: Le Corniaud (1965) et La Grande Vadrouille (1966). Robert Enrico lui offre un rôle dramatique inhabituel pour incarner le forestier des Grandes Gueules avec Lino Ventura. Enfin, Bourvil incarne, sous la direction de Jean-Pierre Melville, l'impressionnant commissaire Mattei du Cercle Rouge (1970) aux côtés d' Alain Delon et Yves Montand .
Cependant, la maladie le ronge (syndrome de Kahler) et Bourvil nous quitte le 23 septembre 1970 dans le 16ème arrondissement de Paris. Il est inhumé au cimetière de Montainville dans les Yvelines. Ironie du sort, son épouse décède le 26 janvier 1985 dans un accident de voiture alors qu'elle se rendait sur la tombe de son défunt mari.
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