Rachid Bouchareb |
Né le 1er septembre 1959 à Paris (France).
Rachid Bouchared, cinéaste d'origine algérienne, réalise des films sur les thèmes de l'intégration, la mémoire et la quête d'identité, sujets qui lui sont chers. Après l'obtention d'un diplôme du Centre d'étude et de recherche de l'image et du son, il fait ses débuts à la télévision. Entre 1977 et 1984, il devient technicien de plateau, assistant-réalisateur puis réalisateur, notamment pour Antenne 2 et TF1. Durant cette période, il réalise également quelques courts métrages.
En 1985, le réalisateur écrit et réalise son premier long-métrage, une comédie dramatique nommée Bâton rouge. Il s'agit de l'histoire de trois amis qui décident de s'exiler aux États-unis pour trouver du travail. Dès sa première réalisation, le thème de l'immigration sert d'arrière-plan à l'intrigue. Après de nombreuses autres collaborations avec la télévision et la création, avec son associé Jean Bréhat, de la société 3B Production en 1989, son deuxième film sort six ans plus tard, le drame Cheb.
Pour sa troisième réalisation, le cinéaste connaît un succès d'estime inattendu. Poussières de vie, l'histoire de Son, fils d'officier noir américain et d'une Vietnamienne, abandonné par son père après le retrait américain du Vietnam en 1975, est nominé pour l'Oscar du Meilleur film étranger en 1995. Cinq ans plus tard, il s'attaque à son troisième film, Little Senegal. Dans ce drame, un gardien du musée de l'esclavage sur l'île de Gorée part aux États-Unis pour y rechercher d'éventuels parents descendants d'esclaves.
Rachid Bouchareb connaît la consécration en 2006 avec son film Indigènes, les aventures de quatre soldats maghrébins engagés dans l'armée française en 1943. Les interprètes principaux, Samy Naceri, Jamel Debbouze, Sami Bouajila, Roschdy Zem et Bernard Blancan remportent tous ensemble le prix du Meilleur acteur au festival de Cannes. Parallèlement à ses activités de réalisateur, il produit des films de différentes nationalités : West Beyrouth, comédie dramatique franco-libanaise de Ziad Doueiri, Flandres de Bruno Dumont ou Le Chaos, drame égyptien réalisé par Youssef Chahine et Khaled Youssef.
Après la lourde logistique digne d'Hollywood qui caractérise Indigènes, London River est une réalisation plus libre et simple. Retrouvant Sotigui Kouyate quelques années après Little Senegal, ce film se concentre sur le deuil de deux parents, qui ne se connaissent pas, l'un est africain, l'autre est une londonienne, et qui ont tous deux perdus leurs enfants lors des attentats dans le métro londonien du 2 juillet 2005.
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