Bernard Blier |
Né le 11 janvier 1916 à Buenos Aires (Argentine).
Fils d’un célèbre biologiste de l’Institut Pasteur, Bernard Blier vient au monde le 11 janvier 1916 à Buenos Aires. Après des études au lycée Condorcet, Bernard Blier met tout en œuvre pour réaliser son rêve : exercer le métier de comédien. Dans cet optique, il suit les cours de Raymond Rouleau et de Julien Bertheau. Ce qui ne l’empêche pas d’être recalé à trois reprises à l’examen d’entrée au Conservatoire. C’est la confiance de Louis Jouvet qui lui permet d’y accéder enfin. Démobilisé au début de la Deuxième Guerre Mondiale, fait prisonnier par les allemands puis libéré, il lance sa carrière grâce au théâtre, un art qui l’amène à se faire connaître. Puis c’est le cinéma qui s’empare de lui. Multipliant les rôles de composition, il se distingue en pianiste cocu (Quai des Orfèvres), en mauvais garçon (Dédée d’Anvers), en mari minable (Manège), en instituteur avant-gardiste (L’école buissonnière), en commissaire Javert (Les misérables), en éclusier (Le jour se lève)… En quelques années, Bernard Blier s’impose parmi les silhouettes les plus familières du cinéma français. Truand, flic, notable, grand bourgeois, fonctionnaire tatillon, militaire borné, capitaliste arrogant, agent secret roublard… La rondeur de plus en plus marquée du comédien s’adapte spontanément à tous les registres, y compris celui de la parodie avec notamment Les tontons flingueurs et Les barbouzes dont Michel Audiard signe les dialogues. À Michel Audiard, Bernard Blier restera d’ailleurs fidèle jusqu’à sa disparition, tant à l’écran que dans la vie privée. Les deux hommes collaborent à travers notamment 100.000 $ au soleil, Faut pas prendre les enfants du bon pour des canards sauvages, Quand passent les faisans, Elle cause plus, elle flingue…
Ainsi qu’à Jean Yanne (Les chinois à Paris, Tout le monde il beau, tout le monde il est gentil), Henri Verneuil, Georges Lautner et quelques autres cinéastes qui font de lui leur mascotte. Bernard Blier tourne à plusieurs reprises sous la direction de son père, dans notamment Série noire, Buffet froid et Si j’étais un espion.
Très présent ans la comédie (du Grand blond avec une chaussure noire à l’italien Mes chers amis en passant par Mon oncle Benjamin et Le distrait), le comédien anime également des drames et polars tels Passion d’amour, Nuit d’or, Le tueur, Coplan sauve sa peau, Série noire…
Chevalier de la Légion d’Honneur, Bernard Blier décède le 29 mars 1989 à Neuilly. Il est le père du cinéaste Bertrand Blier, qui l’a dirigé à plusieurs reprises, ainsi que d’une fille, Brigitte.
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