Se connecter | Créer un compte



Claude Berri

Ajouter à mes personnalités favorites
 

Biographie

Claude Langmann se destinait au métier de fourreur comme son père, mais son intérêt pour le monde du spectacle le détourne de l'entreprise familiale. Adolescent, il découvre le théâtre et devient élève au cours Simon. Le jeune homme fait sa première apparition au cinéma dans Rue de l'Estrapade de Jacques Becker en 1953. L'année suivante, il enchaîne avec des petits rôles dans des films de Claude Autant-Lara ( Le blé en herbe, Le Bon Dieu sans confession). En ce début de carrière artistique, l'acteur change de patronyme et devient Claude Berri. Mais, tarde à se faire un nom. Puis, les années 60 arrivent, Berri décide de produire une pièce de François Billetdoux, mais l'échec est cuisant.

 

Les années suivantes, Claude Berri est acteur chez Chabrol ( Les Bonnes femmes), Clouzot ( La Vérité) et Pialat ( Janine). En 1962, l'acteur réalise son premier court métrage, une comédie, Le Poulet, pour lequel il remporte l'oscar. Mais, ce n'est qu'en 1967, que Berri tourne son premier long, Le Vieil homme et l'enfant. Cette comédie dramatique, dans laquelle il dirige l'acteur Michel Simon, est un succès public. Le film raconte l'histoire d'un enfant juif, Claude, envoyé à la campagne pendant l'Occupation. Et marque le début d'une série de films personnels et autobiographiques, revenant sur différentes périodes de sa vie. Avec un personnage récurrent, alter ego, nommé Claude ou Claude Langmann ( Le Pistonné; La Première fois) et parfois interprété par lui même ( Le Cinéma de papa; Sex Shop; La Débandade).

Le réalisateur signe également des films à gros budget, avec un intérêt particulier pour les adaptations littéraires. On lui doit notamment, Jean de Florette et Manon des sources d'après Pagnol, Germinal d'après Zola, ou encore Lucie Aubrac. Claude Berri se révèle un cinéaste important de par son succès public.

 

C'est en produisant ses propres films que Claude Berri développe sa société de production Renn. Au fil des années, il devient un producteur incontournable. La phrase de Coluche prononcée aux César en 1984, « Je remercie Claude Berri... comme tout le monde », vient symboliser l'importance de l'homme dans le cinéma français, mais aussi à l'international. Il investit dans le film d'auteur ( Mauvaise Passe de Michel Blanc, L'Homme blessé de Chéreau, La Graine et le Mulet d' Abdel Kechiche); dans des projets hors-normes comme, Tess de Polanski, Valmont de Milos Forman, L'Ours et L'Amant d' Annaud, ou encore La Reine Margot de Chéreau; et des comédies populaires : Gazon Maudit, Les Trois Frères, Astérix & Obélix: Mission Cléopâtre (en association avec son fils Thomas Langmann) et Bienvenue chez les Ch'tis.

 

Il est décédé le 12 janvier 2009, des suites d'un accident vasculaire cérébral.