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François Berléand

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Biographie

François Berléand suit des études de commerce quand il découvre le théâtre. Son diplôme en poche, il s'inscrit au cours d'art dramatique de Tania Balachova et joue dans une quinzaine de pièces classiques et contemporaines entre 1974 et 1981. En 1979, il obtient son premier rôle au cinéma sous la direction d' Alain Cavalier dans Martin et Léa. Les années 80 sont prolifiques en rôles secondaires et apparitions en tous genres, passant d'un écran à un autre aussi bien dans les comédies ( Les Hommes préfèrent les grosses), les policiers ou les drames.

 

Son regard perçant et ses airs revêches l'abonnent aux rôles de représentants de l'ordre, parfois en flic gentil ( Le Transporteur 1 et 2), et très souvent en impitoyable inspecteur de police ( La Balance, Marche à l'ombre, La mort du chinois ou Pur week-end en 2007...). Car il y a des rôles dont on ne peut se défaire, et Berléand le sait. Avec une rare délectation, il incarne à merveille les jobs ingrats, de l'assureur escroc dans Ma petite entreprise de Pierre Jolivet, son réalisateur fétiche, grâce à qui il remporte le César du meilleur acteur dans un second rôle.

 

Sa spécialité ? Son physique froid et distant le fait glisser facilement dans la peau des hommes antipathiques et désagréables et dans celle des commandants ignobles et cupides ( Le Prince du Pacifique). Puisqu'il faut toujours des méchants dans un film, l'acteur est très plébiscité pour jouer les personnages substantiels, par exemple dans Le convoyeur (2004) ou sur le film de Claude Chabrol, L'Ivresse du pouvoir, dans lequel il est encore mêlé à une affaire de détournement de fonds, échangeant son rôle de flic implacable avec Isabelle Huppert.

 

Et puis il y a les rôles où on ne l'attend pas comme celui de curé dans Le Frère du guerrier, de père protecteur dans Mauvaises Fréquentations ou de peintre séducteur dans Les Âmes calines. Il y a aussi les rôles où on l'attend, comme celui du détestable directeur Rachin qui tyrannise ses élèves dans Les Choristes, le succès de l'année 2004 qui le révèle véritablement au grand public. L'ordre, l'argent... mais de quel autre vice François Berléand est-il coupable ? Le sexe ? Peut-être. Déjà dans Je crois que je l'aime, il enquête sur la femme que son patron veut séduire, puis il bascule dans le côté obscur. Garagiste innocent dans Pour le plaisir, il a le sens du compromis puisqu'il se reconvertit en serial killer dans le but de reconquérir sa femme. Le fripon joue au docteur avec Sandrine Kiberlain de Benoît Jacquot. En tenue d'Adam, il suit à son tour une Eros Thérapie en 2004 mais refait une dépression dans Edy... heureusement que son collègue Philippe Noiret est là pour le sortir du gouffre.

 

Hélas, cela ne suffit pas. Il est vrai que l'acteur a des antécédents de folie notoires. Premiers symptômes : un comportement d'enfant capricieux dans Mon Idole où il s'amuse à toutes sortes de jeux cruels et illicites, avec un Guillaume Canet un peu dépassé par les évènements. Ce dernier n'est pourtant pas impressionné et lui propose un second rôle dans son thriller très césarisé en 2006, Ne le dis à personne. François Berléand montre qu'il peut être lui aussi Fragile(s), dans le rôle du réalisateur raté enchaînant échec sur échec. Mais pas de méprises... il reste un éternel manipulateur pervers résistant à l'amour véritable que lui offre Ludivine Sagnier dans La Fille coupée en deux, drame passionnel signé Claude Chabrol. Finalement, le seul vice qu'on ne peut lui reprocher est sa voracité pour les rôles au cinéma ; en 2007, Berléand est « le » second rôle du cinéma français, enchaînant les films à grande vitesse et avec un appétit insatiable.

 

Receleur, harceleur, contrôleur du fisc mais encore ? Sur petit écran, Berléand décroche le rôle de Gilles Triquet, directeur lourd et collant ultra-motivé du groupe Cogirep, dans Le Bureau, adaptation française de la série anglaise The Office, diffusée sur Canal + depuis mai 2006.

 

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