Jean-Pierre Bacri |
Né le 24 mai 1951 à Castiglione (Algérie).
Acteur emblématique d'un certain cinéma français, Jean Pierre Bacri débarque à Cannes en 1962. Par la suite, il monte à Paris et s'inscrit au cour florent tout en écrivant ses pièces dont «Le doux visage de l'amour» qui reçoit le prix de la vocation littéraire. Mi-acteur, mi-écrivain, c'est finalement derrière la caméra d' Alexandre Arcady dans Le Grand pardon qu'il se fait connaître du grand public pour son rôle de proxénète. Dès lors, on lui fait confiance et il enchaîne les second rôles chez les plus grands Luc Besson ( Subway), Claude Pinoteau ( La 7ème cible) , Tony Gatlif ( Rue du départ), ou dans le touchant film de Jean-Charles Tacchella : Escalier C.
Sa carrière prend un tournant décisif en 1986 lorsqu'il croise Agnès Jaoui sur les planches. Fort de ses sentiments, il n'obtient alors « que » des premiers rôles et se constitue un répertoire important de films à succès de La Baule les pins à Mes meilleurs copains. Bacri se compose un personnage de grincheux cynique et désabusé par la vie dont l'apothéose se concrétise dans le film de Sam Karmann, Kennedy et moi.
L'acteur est toutefois capable de films assez noir loin d'un cynisme, il s'imprègne de gravité dans Selon Charlie, ou Place Vendôme avec Catherine Deneuve.
Par ailleurs il travaille de nombreuse fois avec Alain Chabat qu'il « dirige » en chien dans Didier, avec lequel il partage l'affiche dans Le Goût des autres (César du meilleur scénario) et enfin à qui il rend service en travaillant dans La Cité de la peur et Astérix & Obélix : Mission Cléopatre en tant que voix-off
Parallèlement à ses prestations devant la caméra, le comédien s'illustre également en scénariste de talent avec sa compagne Agnès Jaoui. Tout deux inscrivent leur scénario dans le genre humain, en tentant d'en démontrer les faiblesses et la lâcheté, grâce à des galeries de portrait subtiles à l'instar du Goût des autres (César du meilleur scénario), de Cuisine et dépendances ou encore de la fable musicale On connaît la chanson (les César du meilleur scénario et du meilleur second rôle) mise en scène par Alain Resnais.
Grâce à leur stylo affuté, le duo est amené à travailler avec des cinéphiles reconnus, Cédric Klapisch notamment pour Un Air de Famille et Peut être, voire même de Jamel Debbouze qui tient un rôle à part entière dans Parlez moi de la pluie. Toujours présent dans ses scénarios à l'exception du diptyque Smoking/ No smoking, Bacri remporte grâce à ses scriptes une palme d'or pour Comme une image.
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