Se connecter | Créer un compte



Fanny Ardant

Ajouter à mes personnalités favorites
 

Biographie

Après des études à Sciences Po en section relations internationales et quelques voyages à travers l'Europe, Fanny Ardant se résoud enfin à choisir le théâtre, sa passion depuis toujours. A 25 ans, elle commence les tournées au sein d'une troupe où elle sert avec ferveur les textes des plus grands auteurs classiques, de Racine à Claudel en passant par Corneille.

 

Marie Poupée de Joël Seria est son premier film, et elle apparaît un temps à la télévision, dirigée par Nina Companeez dans Les Dames de la côte. Fanny Ardant semble représenter par la suite l'idéal féminin, en incarnant à la fois la madone, la femme fatale et la putain. Elle est rapidement repérée par des réalisateurs comme François Truffaut, qui la sublime dans le mélodrame La Femme d'à côté, en 1981, où elle donne la réplique à Gérard Depardieu. Truffaut réitère ce succès en réalisant Vivement Dimanche où elle est parfaitement mise en valeur en secrétaire qui mène l'enquête sur les écarts de conduite de son patron. Pour ces films, elle est couronnée par deux fois du César de la meilleure actrice.

 

Elle multiplie les rencontres avec de grands cinéastes, qui projettent sur elle, à l'écran, tous leurs fantasmes masculins ; pari qu'elle relève sans tacher sa réputation, en jouant les personnages les plus exaltés, comme dans La Vie est un roman et L'Amour à mort d' Alain Resnais, ou même Conseil de famille de Costa Gavras. En parallèle, elle choisit de travailler sur des films d'auteurs, ce qui met entre parenthèses sa popularité mais pas sa renommée. Après Ettore Scola dans La Famille, en 1988, la comédienne change de registre en devenant, dans Le Paltoquet de Michel Deville, une séductrice désaxée.

 

 

Mais cette traversée du désert ne dure qu'un temps, puisqu'elle quitte le genre intimiste pour retrouver le cinéma grand public, notamment dans Le Colonel Chabert où elle retrouve Depardieu. Mais c'est Pédale douce en 1995 qui fixe son éclat, puisqu'elle est dans ce film la « working girl » par excellence, indépendante et tolérante à la fois. Cette image de femme ouverte aux changements et à la modernité lui colle à la peau dans Ridicule de Patrice Leconte et dans Le Libertin de Gabriel Aghion, où elle porte aussi bien le costume d'époque que le dévergondage. Elle redevient une maîtresse émouvante dans 8 Femmes de François Ozon, en 2002, et une cantatrice légendaire dans Callas Forever de Franco Zeffirelli.

 

Fanny Ardant n'est pas uniquement cantonnée à des rôles d'amante à la voix de velours, ni à des tempéraments fougueux, elle joue aussi dans des comédies comme La Débandade de Claude Berri, ou participe à la réunion de courts métrages, en s'illustrant dans l'oeuvre collective Paris, je t'aime en 2006, dirigée par le réalisateur américain Richard Lagravenese, toujours mise en scène dans un décor glamour.

 

En 2009, l'actrice réalise son premier film Cendres et sang, mettant en images le retour d'une mère de famille veuve, qui après plusieurs années d'exil et sous la pression de ses enfants, décide de retourner voir sa famille mais cela va raviver de vieilles haines et le sang va couler. Un premier film violent, preuve que Fanny Ardant est une artiste qui se renouvelle sans arrêt.

 

Zoom Avant

Zoom Avant

Retrouvez Toutleciné.com sur...

twitter & Facebook