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Isabelle Adjani

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Biographie

En 1972, Isabelle Adjani intègre la Comédie-Française, passant outre toutes les règles puisqu'elle ne sort pas du Conservatoire National d'art Dramatique. Sa performance dans Ondine de Jean Giraudoux la révèle. La critique comme le public sont subjugués par sa beauté et son talent.

 

La carrière cinématographique d'Isabelle Adjani commence en 1970. Elle n'a que quatorze ans lorsqu'elle accepte de jouer dans un film pour enfants, Le Petit bougnat de Bernard Toublanc-Michel. Elle réitère l'expérience deux ans plus tard dans Faustine et le bel été de Nina Companéez. C'est en 1974, dans rôle de la fille effrontée de Lino Ventura, qu'elle se révèle au grand public, grâce au succès que connaît La Gifle de Claude Pinoteau. Elle quitte la Comédie-Française en 1975 pour jouer dans Adèle H. de François Truffaut son premier grand rôle dramatique. Elle incarne une jeune femme déchirée, Adèle Hugo, qui bascule dans le désespoir et la folie face à un amant indifférent. Suivent Le Locataire (1976) de Roman Polanski et Nosferatu, fantôme de la nuit (1978) de Werner Herzog.

 

Son rôle de femme adultère cajolant un monstre dans Possession (1980) d' Andrzej Zulawski lui vaut son premier César, ainsi qu'un prix d'interprétation au Festival de Cannes. Star reconnue et lucide, elle sait maîtriser son image, préserver sa vie privée et cultiver le mystère de sa personnalité. On lui reproche même de ne pas jouer assez souvent. Ses absences à l'écran et le secret qui l'entoure engendrent les rumeurs les plus folles. On va jusqu'à prétendre qu'elle serait morte. Ses prestations à l'écran n'en sont que plus fulgurantes. Après Quartet (1981) de James Ivory et Tout feu, tout flamme (1982), elle remporte son plus grand succès commercial avec L'Eté meurtrier (1983) de Jean Becker. Adjani alterne les rôles dramatiques et les personnages un peu plus légers, mais ses préférences penchent vers des destins contrastés. Jouer le quotidien ne l'intéresse pas. En 1985, on la voit dans Subway de Luc Besson et, en 1988, elle interprète avec ferveur Camille Claudel de Bruno Nuytten.

 

Après plusieurs années de silence et quelques films mineurs, elle explose dans un autre personnage troublé en incarnant La Reine Margot (1993) de Patrice Chéreau. Elle s'adonne à une relation des plus fusionnelles avec Sharon Stone dans Diabolique (1996), thriller de Jeremiah Chechik, adapté du film d' Henri-Georges Clouzot. En 2002, La Repentie de Laetitia Masson signe les retrouvailles de l'actrice avec Sami Frey après Mortelle randonnée (1983); elle compose, dans ce rôle de femme fatale, la matière même du film. La même année, après six ans d'absence au cinéma, elle est à l'origine de la version filmée d' Adolphe par Benoît Jacquot. La critique est unanime quant à sa composition d'Ellénore, personnage tiré du roman de Benjamin Constant, et se félicite de retrouver une des actrices préférées des français. Elle constitue ensuite un des piliers de l'impressionnant casting du film de Jean-Paul Rappeneau Bon voyage (2003) où elle évolue notamment aux côtés de Gérard Depardieu et Virginie Ledoyen. Elle fait preuve de beaucoup de fantaisie dans cette comédie d'aventure virevoltante, nominée plusieurs fois aux Césars.

 

Parallèlement à sa carrière cinématographique, Isabelle Adjani est la présidente de la Commission d'avance sur recettes du Centre national de la cinématographie (CNC) en 1987. Présidente du jury au 50e Festival de Cannes en 1997. Enregistre un album en 1983 avec le chanteur-compositeur Serge Gainsbourg. Le clip de son tube « Pull marine » est réalisé par Luc Besson. En 2000, Adjani est La dame aux Camélias de Dumas fils, au théâtre, mis en scène par Alfredo Arias, et remonte sur les planches en 2006, pour incarner une autre héroïne tragique, la reine Marie Stuart .

 

En 2009, La journée de la jupe marque son grand retour au cinéma après six d'absence. L'actrice y endosse le rôle d'une professeur à bout de nerfs, qui prend ses élèves en otage.