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Thomas Langmann

 

Thomas Langmann à la barre

Thomas LangmannLa côte espagnole, le soleil, les plateaux de cinéma d'Alicante... En plein tournage de Astérix aux jeux Olympiques, des femmes débarquent dans le décor. Elles n'ont rien de figurantes, ni de gauloises appartenant au village d'irréductibles : elles font juste commerce de leur corps.

 

Venues de Suisse à la demande du producteur Thomas Langmann, elles ont pour mission de dérider les troupes, sont au nombre de douze, dont « une mineure ». Tout cela se passe entre juillet et novembre 2006. Le 11 décembre de la même année, le fils de Claude Berri dépose une plainte à Genève pour, précise Le Parisien, « usage frauduleux de la carte de crédit de sa société par la jeune femme »... La jeune femme en question étant la pourvoyeuse des prostituées, une mère maquerelle en quelque sorte, une certaine Maïté.

 

A en croire le quotidien souvent parfaitement informé dans ce genre d'affaire crapoteuse, tout serait parti d'un différend financier sur le règlement des prestations offertes par les escort-girls de luxe. Vers qui les filles ont-elles été dirigées ? Acteurs, techniciens, autres ? L'affaire ne le dit pas. Thomas Langmann a précisé qu'elles étaient toutes pour son usage personnel. Selon Maïté, certaines prestations sexuelles n'auraient pas été honorées financièrement. Un avocat « verreux », selon le journal, serait entré dans la danse. Et puis Maïté a fait chanter un financier, et puis elle a été incarcérée avant d'être remise en liberté. Bref une sale histoire pas nette. Aujourd'hui, le producteur réclame entre 10 000 et 30 000€ pour préjudice.

 

Lundi 29 septembre, le tribunal de police de Genève devait juger l'affaire. Mais quand le président a vu le banc normalement occupé par Thomas Langmann vide, il est devenu furieux. Il a même menacé de lancer un mandat de comparution tout en repoussant le jugement au 6 octobre. Sa colère était de surcroit attisée par le fait que le producteur ait renoncé à se porter partie civile tout en annulant sa plainte. L'avocat de la défense en a remis une louche en déclarant, « Monsieur Langmann accuse cette femme et se dérobe par les petites coulisses. Sa présence est plus que nécessaire car il doit apporter des réponses. »

 

Il risque d'y avoir de l'ambiance à Genève la semaine prochaine, d'autant que celui qui fut César dans le film, alias Alain Delon, passe pour être un ami de l'accusée. Toujours selon Le Parisien, il pourrait faire parvenir une lettre la soutenant au tribunal. Assesrix - jeux de mots - et périls ! Ave justice !!!

Par Gwen Douguet (30/09/08 à 11:19)
 
 

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