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Jean-Luc Godard

 

Jean-Luc Godard et l'argent de proches

Soigne ta droite - Jean-Luc GodardDans sa jeunesse un cinéaste suisse a eu les mains baladeuses. Non pas qu'il les laissait traîner le long des courbes de la gent féminine, il se plaisait simplement à les plonger dans les poches des autres, ou plutôt dans leur porte-monnaie. Le coupable, Jean-Luc Godard himself.

 

Interrogé par un hebdomadaire allemand à la veille de recevoir à Berlin un prix récompensant l'ensemble de son oeuvre - ce sera samedi à l'occasion des prix du cinéma européen - l'un des bigs gourous de la Nouvelle Vague a laissé entendre que, plus jeune, il chapardait. Et pas que des piécettes. Du lourd, des billets. En assez grand nombre pour aider, par exemple, son copain Jacques Rivette à financer son premier film.

 

Ce fou qui n'avait rien d'un Pierrot, ce magicien des images et du son qui se fendit de quelques titres qui resteront gravés au fronton du cinéma a avoué que « c'était nécessaire » ou, en tout cas, que cela lui semblait l'être. « J'ai même volé de l'argent à ma famille », a-t-il déclaré sans que ses lunettes ne tremblent de honte. « J'ai fauché pour voir des films et faire des films. »

 

C'est François Truffaut qui doit se bidonner au Paradis des cinéastes à l'idée que comme lui, Jean-Luc a fait Les 400 Coups. Mais ne le savait-il pas déjà ? En tout cas plus besoin d'engager un Détective, il y a prescription. Et puis la voilà qu'elle est bonne l'anecdote pour la métamorphoser en film. Il pourrait s'intituler L'Argent de proches.

Par Gwen Douguet (28/11/07 à 21:50)
 
 

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