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Le 30 janvier 1933, les auditeurs d'une radio de Detroit entendent des balles siffler. Elles proviennent des colts d'un nouveau héros, «The Lone Ranger». En selle sur son fier canasson, un albinos à quatre jambes répondant au nom de Silver - ne pas confondre avec Jolly Jumper - il chevauche dans les plaines du Texas animé par le seul souci de réparer les injustices. Des années et 2 956 épisodes plus tard, le cow-boy masqué - très important - a pris possession de la télévision. Entre diverses fusillades, il y eut celle organisée sur grand écran, en 1956, au son de la cravache de Stuart Heisler. La dernière chevauchée remonte à 2003. Chad Michael Murray porte son chapeau, sa chemise à franges, sa ceinture et toute la panoplie.
Depuis 1981, Hollywood tente vainement de le rallier à sa cause. Depuis hier, il semble que l'affaire avance. Le nom de Jerry Bruckheimer circule dans les rédactions. Le méga-producteur de la saga des Pirates, d'une montagne de blockbusters, d'une pléiade de séries télé brillant de mille éclats au firmament du succès, pourrait monter sur la croupe d'une possible adaptation.
Deux dégaineurs de stylos, Terry Rossio et Ted Elliot rumineraient déjà dans l'écurie destinée aux scénaristes. Il ne manque plus grand-chose : juste l'acteur capable de se glisser dans les bottes du fameux cavalier, le cheval blanc susceptible de se cabrer à volonté, Mario Luraschi ne manquera sûrement pas de se mettre sur les rangs des dresseurs et, last but not least, l'homme capable de diriger tout le manège. Ah ! reste le titre qui, si tout se passe bien, devrait au moins comporter les mots The Lone Ranger.
Chaque chose en son temps !
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