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16 août 1999, un bolide s'élance dans les rues de Paris. L'engin lancé à fond de ballon doit bénéficier d'un tremplin afin de survoler deux chars d'assaut avant de retomber sur ses roues un peu plus loin. Cela s'appelle une cascade. Si ce n'est que ce jour là, la scène destinée prévue sur le cahier des charges de Taxi 2 se passe mal. La voiture ne retombe pas à l'endroit souhaitée. Elle tue dans sa chute un caméraman et blesse deux autres personnes.
A l'époque, une enquête est diligentée. Si ses conclusions écarte la responsabilité du réalisateur Gérard Krawczyk et du producteur Luc Besson, elle montre du doigt Rémy Julienne. Passé maître dans l'art de la cascade, cascadeur lui même, il est condamné en 2007 à dix-huit mois de prison avec sursis et 13 000 € d'amende pour « homicide et blessures involontaires ». Fort de ses quarante ans de carrière, Rémy encaisse mal le coup. Alors âgé de 77 ans il fait appel. Le nouveau procès est fixé au lundi 15 septembre.
Mais hospitalisé le même jour - aujourd'hui donc - il ne peut se rendre à l'audience. Le Parisien n'a pas manqué l'occasion de lui demander des explications. Concernant le report demandé par le présumé coupable, l'intéressé déclare qu'il s'agit d'une question de santé tout en « redoutant » que sa requête et son absence soient prises pour un signe de lâcheté. « J'ai juste besoin d'être présent pour me défendre. Si le report est refusé, mon avocat, plaidera la relaxe car je n'ai pas commis de faute ».
Rémy Julienne explique le drame par « un manquement du respect des consignes. Avant tout », dit-il, « je rappelle qu'il régnait un vent de folie sur ce tournage. IL fallait tout faire vite, pour des raisons économiques. Cette cascade était classée à haut risque. On m'a refusé de faire des essais. J'ai établi un périmètre de sécurité mais la victime n'a pas voulu se faire protéger.... Il n'a pas voulu avoir quelqu'un derrière lui ».
Tout en reconnaissant avoir donné le signal, reconnaître avoir en conséquence une « dose de responsabilité », il précise que si « on avait respecté mes consignes de sécurité, le drame aurait été évité ». Affaire à suivre.
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