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Sans doute Brigitte Bardot aime-t-elle les bêtes plus que les hommes. Celle qui s'est retirée du cinéma dans les années 1970 pour épouser la cause animale, était convoquée mardi par le tribunal correctionnel de Paris pour « incitation à la haine raciale ».
L'objet de la plainte déposée par des organisations antiracistes : une lettre publiée par la revue de la Fondation Bardot et adressée en décembre 2006 à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur. La militante des droits des animaux y condamnait l'égorgement des moutons pratiqué lors de la fête musulmane de l'Aïd-el-Kébir, et affirmait également : « il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes. «
« Fatiguée de poursuivre Mme Bardot », Anne de Fontette, subsitut du procureur, a requis une peine de deux mois de prison avec sursis, ainsi qu'une amende de 15 000 euros. Une sanction lourde pour une telle affaire, justifiée par la récidive. Habituée des saillies médiatiques nauséabondes, Brigitte Bardot a en effet déjà été condamnée à quatre reprises pour incitation à la haine raciale.
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