Après avoir exercé mille métiers, Claude Faraldo se dirige vers le cinéma au milieu des années 60. Il co-réalise avec Roger Pigaut un premier film qui restera inachevé, La Jeune morte.
Mais c'est avec le vent révolutionnaire qui souffle en 1968 que le réalisateur en devenir trouve le moteur à son inspiration. En 1971, Bôf... (anatomie d'un livreur) ausculpte la folie des glandeurs d'une France usée par le Gaullisme. Dans la droite lignée de Mai 68, son personnage de balayeur indolent fait l'éloge de la paresse, remet en cause le travail et la famille. Un film tendrement subversif, que prolongera Themroc, film le plus connu du réalisateur, sorte d'hymne lettriste à la liberté, poème baroque sur l'aliénation ouvrière qui réunit tout le petit (...)
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