C'est à Paris VIII qu'Alain Raoust apprend le métier de cinéaste, en réalisant quelques courts-métrages expérimentaux pour la faculté, et en découvrant avec éblouissement le cinéma fort et exigeant de Robert Bresson ou Philippe Garrel. C'est vers ce type de cinéma que va s'orienter le jeune cinéphile, en occupant divers petits rôles sur les plateaux de Christian Vincent (il est stagiaire sur La Discrète) et Jean-Pierre Thorn (il est assistant réalisateur sur Je t'ai dans la peau). Il continue au début des années 90 à réaliser des courts, mais ce sont ses âpres et engagés moyens-métrages, Attendre le navire en 1993, et surtout La Vie sauve, qui retrace le destin d'une immigrée bosniaque dans une sinistre zone industrielle dans les environs (...)
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