Le visage de Shu Qi perdue au Japon et laissant l'emprunte de son visage sur la neige dans Millennium Mambo, la langueur d'un été qui s'étire indéfiniment pour marquer la fin de la jeunesse d'un trio un peu paumé dans Good bye south, goodbye, les reflets des corps maquillés hypnotisant le regard perdu de Tony Leung dans Les Fleurs de Shanghai, des partie de billard s'étirant sans fin au son de Rain and Tears dans Three Times... Le cinéma de Hou Hsiao Hsien, (surnommé HHH) est avant tout sensoriel et rappelle à la mémoire des instants éphémères étirés au cinéma au point d'acquérir une mélancolie intemporelle. Mais avant de devenir un maître des plans séquences et de l'esthétique travaillée, le cinéaste le plus représentatif de la nouvelle (...)
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