Après s'être formé comme monteur sur de nombreux films à la fin des années 60 et avoir mis en scène plusieurs courts-métrages, Jacques Doillon se voit offrir une chance de participer au projet collectif L'An 01, initié par le dessinateur Gébé. Il y intègre deux séquences au parfum de mai 68, tournées par Alain Resnais et Jean Rouch, deux cinéastes qui resteront des influences majeures du réalisateur. Il gardera du premier une attention portée à la psychologie, et du second l'urgence documentaire et une forte volonté réaliste.
Cette expérience lui permet de réaliser son premier projet personnel en 1974 : Les Doigts dans la tête, qui raconte la révolte d'un apprenti-boulanger contre son patron, qui le licencie sans préavis et refuse de l (...)
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