Cinéaste cinéphile, Desplechin apprend la vie en regardant les films de ses aînés de la nouvelle vague, comme Alain Resnais, dont il conserve les incessants changements de genre et les tentatives de fusionner expérimentations formelles et cinéma grand publique, Eric Rohmer, dont il s'inspire de l'attention portée à l'analyse des sentiments, ou François Truffaut dont il reprend le goût des récits semi autobiographiques. Comme eux, il cultive une passion pour le cinéma américain, mais est autant fasciné par Hawks que par Scorsese, et surtout par Coppola. Poussé par sa passion, il apprend le métier de metteur en scène à l'IDHEC, et signe en 1991 La Vie des morts, un moyen métrage si remarqué qu'il sort en salle, après son passage à la (...)
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