On se souvient d'un jeune homme pâle, tétanisé par l'autorité paternelle face à Jean Gabin, dans Les Grandes Familles, de Denys de la Patellière, en 1958. On se rappelle ce bourgeois halluciné pris au piège de la sagacité du commissaire Maigret dans Maigret tend un piège, de Jean Delannoy, encore une fois face à Gabin. Mais Jean Desailly restera surtout dans la mémoire des cinéphiles pour son rôle de mari volage dans La Peau douce, de François Truffaut, en 1964, où il perdait la tête pour les beaux yeux d'une hôtesse de l'air magnifiée par Françoise Dorléac.
Jean Desailly étudie à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, avant de rejoindre «La roulotte», une troupe de théâtre amateur avec qui il apprend le métier de comédien. Après (...)
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