| Info précédente Anne Brochet : orage, oh des espoirs ! | Retour à l'actu du 10/01/2008 |
Info suivante « Vénus et Apollon », noms de dieux ! |
Franchement, on pouvait s'attendre au pire : une bourgade paisible du joli Texas, son équipe de foot du lycée qui vit sur un passé glorieux, un nouveau coach, la glorification du rêve américain à travers le ballon ovale, les larmes, le sport, au secours !
Eh bien, surprise !, « Friday Night Lights », adapté d'un film (inédit en France) réalisé par Peter Berg en 2004, c'est beaucoup ça, mais aussi un peu plus. Certes, le fond reste résolument sportif, chaque épisode se concluant ou s'ouvrant sur un des ces fameux vendredis soirs où se joue un match forcément décisif. Mais il faut chercher ailleurs, quelque part dans la description très réaliste des interconnexions qui régentent une communauté soudée en apparence, mais innervée de tensions.
Déjà, le premier épisode commence très fort avec la très grave blessure infligée au quaterback « star » du lycée, Jason Street (joué par Scott Porter, qui sera Superman dans Justice League), lequel se retrouve en chaise roulante pour la suite de la saison. C'est précisément par cet accident, par cette faille dans la puissance du corps, que le spectateur entre dans la série, désormais divisée en plusieurs segments : le stade, l'hôpital, la maison du coach Taylor soumis à toutes les pressions (génial Kyle Chandler) et l'intérieur du crâne du nouveau quaterback Matt Saracen ( Zach Gilford). Parachuté sur le stade sous les huées après l'accident de Jason Street, fils d'un soldat en Irak et vivant avec sa mamie atteinte d'Alzheimer, Saracen symbolise le doute dans un monde qui ne se permet justement jamais de douter.
Episode après épisode, les romances avortées (la petite amie de Jason, d'abord fidèle à son handicapé, va lui préférer son meilleur ami), les crises de couple (le coach et sa femme, emportés dans un tourbillon intime ravageur) et les tensions inter-scolaires nourrissent un tissu narratif très dense, qui, tout en versant parfois dans une sorte de guimauve un peu convenue, devient indispensable à tout spectateur ayant tenu les deux premiers épisodes.
Attachants, les personnages sont filmés caméra à l'épaule par des réalisateurs qui ne glorifient pas le sport, mais plutôt un âge, la post-adolescence, époque d'insouciance mêlée à la crainte et aux espoirs d'un avenir brillant mais toujours fragile. Ce n'est pas pour rien que Stephen King a classé « Friday Night Lights » parmi ses séries préférées de l'année.
La diffusion de la saison 1 (22 X 40 min) commence ce soir à 20 h 45 (deux épisodes à la suite) sur NRJ12, avec une rediffusion dimanche en fin d'après-midi. Aux Etats-Unis, la série, qui cartonne sur NBC, en est à la deuxième moitié de sa saison 2.
| Info précédente Anne Brochet : orage, oh des espoirs ! | Retour à l'actu du 10/01/2008 |
Info suivante « Vénus et Apollon », noms de dieux ! |
| Sujet | Auteur |
|---|---|
| Arf, c'est toujours aussi mort ici ? | Frederic |
| Supprimer son compte | regseb |
| Dossier Simpson | KygO |
| l'Absurde séance débarque à Paris | absurde_seance |
| Notation des films | aoctw |
| Conspirations et Complots | HyperLourd |
| vos Walt Disney préférés | HyperLourd |
| Un an d'ancienneté sur TLC... | Zeus |
| l'an 2012 ? | BADMOFO |
| James Bond | Lord-of-babylon |