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Séries 2008 : police, justice, espionnage & thriller

The CompanyQue serait la télévision sans ses séries policières, judiciaires ou de suspense ? Bien vide probablement tant, depuis cinquante ans, les téléspectateurs se montrent friands d'enquêtes, de procès et de mystères, y compris lorsque la routine prend le pas sur la recherche d'originalité. Et ce n'est pas 2008 qui va démenter une persistante tendance de fond...

 

 

 

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« Cellule identité » (M6, janvier)

Une série policière française qui s’engage sans complexe dans le sillage des «Experts» et autre «FBI : portés disparus» . Formule du projet : un groupe d’enquêteurs très pointus identifie des cadavres en piteux état et, à partir d’indices souvent infimes, remonte jusqu’aux assassins. A chacun d’apporter sa pièce au puzzle des investigations. Autour du Capitaine Marine Deslandes ( Anna Suarez) gravitent donc des limiers tels l’arrogant Clément ( Mathieu Delarive), la légiste Kim ( Ysé Tran), le féru de romans policiers Henry ( Hubert Benhamdine) et le très cultivé Roméo ( Antoine Chappey). Premières enquêtes : le cadavre calciné d’un inconnu découvert dans les décombres d’une maison partie en flammes, la découverte sur les rails du corps d’un tagger puis celui d’un étranger dont la mort date d’avant l’accident de la route pendant lequel il est supposé avoir été tué, un tombé du ciel sur un terrain de golf… En clair, des cas tortueux, bien macabres au menu d’une série dans l’air du temps.

 

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« The Company » (Canal +, février, puis France 2)

De La compagnie, roman d’espionnage de Robert Littell, Ridley Scott songe un temps extraire un film pour le cinéma. Impossible tant le roman est dense, volumineux. Pourquoi pas une série de six fois cinquante-deux minutes dans ce cas ? Un format plus adapté au livre.

Tandis que Ridley Scott en abandonne la mise en scène à Mikael Solomon (des épisodes de «Alias» , «Band of brothers» et «Rome») pour demeurer simple producteur parmi tant d’autres (dont son frère et associé Tony), « The company » prend forme, nanti d’un coquet budget de quarante millions de dollars qui lui permet de s’offrir un casting haut de gamme. S’y côtoient Chris O’Donnell, Michael Keaton, Alfred Molina, Natascha McElhone, Raoul Bova, Ulrich Thomsen… Des interprètes au service d’une histoire vaste, retour sur cinquante ans de Guerre Froide où des personnages imaginaires se mêlent à des faits avérés. « C’est une fiction construite sur un socle historique » signale d’ailleurs un Robert Littell adapté par Ken Nolan, le scénariste de La chute du faucon noir de, justement, Ridley Scott.

 

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« Damages » (Canal +)

Evident que les scandales financiers survenus ces dernières années aux Etats-Unis ont largement mis à Glenn Kessler la puce à l’oreille d’une fiction toute entière consacrée aux travers du monde des affaires, « Damages » . Une série indiscrète donc, menée par Glenn Close (dernière dans « The shield » ) dans les tailleurs de Patty Hewes, une avocate new-yorkaise qui ne plaisante avec l’intégrité et l’éthique du capitalisme.

A la tête d’une équipe de fins limiers et juristes, Patty Hewes s’attaque aux patrons et entreprises se livrant à diverses malversations. Dans son collimateur, un très gros poisson : Arthur Frobisher ( Ted Danson), l’un des plus influents hommes d’affaires du pays doublé d’un millionnaire corrompu… L’ennemi intime de Hewes en somme, un type sans principe qui inaugure la série en fermant les portes de l’une de ses sociétés, sans se soucier du sort de ses employés. Lesquels saisissent Patty Hewes et sa nouvelle associée, Ellen Parsons ( Rose Byrne)… La bataille juridique s’engage et, aux Etats-Unis, elle passionne à ce point les foules que la chaîne FX a reconduit son bail pour une deuxième et, même, une troisième saison.

 

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« Flics toujours » (FRANCE 3, à partir du 13 janvier)

Avec, pour plus nobles ambassadeurs, « Suspect n°1 » , « L’inspecteur Morse » et « La fureur dans le sang » , les séries policières britanniques comptent parmi les meilleures du genre. Plus palpitantes que les françaises (du moins celles de la vieille école), plus réalistes que les Américaines, elles ne déçoivent jamais. Le cas de « Flics toujours » (« New tricks » en version originale) qui, bien qu’ayant pris cinq ans à traverser la Manche (elle date de 2003), se hisse dans la meilleure moyenne du polar made in England.

A l’instar de « Suspect n°1 » , « Flics toujours » prend pour héros une femme, Sandra Pullman ( Amanda Redman), une commissaire maintes fois décorées. Une tentative foireuse de raid et elle se retrouve sur la touche, contrainte, pour seule chance de reprendre pied auprès de sa hiérarchie,de diriger une unité spécialisée dans les affaires classées « non résolues ». Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’on lui présente ses subordonnés : trois anciens flics ! L’un possède une mémoire photographique, l’autre le carnet d’adresses le plus complet de la criminalité et le troisième affiche un flegme qui n’a d’égale que sa distinction et son humour à froid. Un trio bien conçu et dont l’alchimie, ajoutée à la forte personnalité de Sandra Pullman, apporte à la série un réel magnétisme.

 

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« Justice » (France 2)

Produite par le nabab Jerry Bruckheimer ( « Les experts » ), une nouvelle série judiciaire. Imaginé par Tyler Bensinger (l’un des scénaristes majeurs de « Cold case » ) et le réalisateur David McNally ( Coyote girls ), « Justice » prend ses quartiers dans l’un des cabinets d’avocats les plus côtés de Los Angeles, le cabinet Trott, Nicholson, Tuller & Graves. Le dirige Ron Trott ( Victor Garber) dont l’ego surdimensionné n’a d’égale que l’habileté à manipuler les jurys et l’opinion publique. Un as du barreau entouré d’associés et collaborateurs tels l’idéaliste Tom Nicholson ( Kerr Smith), la cynique Alden Tuller ( Rebecca Mader) et l’engagé Luther Graves ( Eamonn Walker). Une équipe plurielle, experte dans les cas difficiles et médiatisés. Non sans un air de « Shark » dans une certaine distance prise avec les dossiers traités, « Justice » est, beaucoup plus rapidement que prévu, tombé sous un verdict d’arrêt lors de sa diffusion aux Etats-Unis, en 2006. Treize épisodes et les jurés de l’audimat l’ont renvoyée reprendre à zéro les livres du droit télévisuel d’exister ou non.

 

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« Killer Women » (Jimmy, à partir du 7 janvier)

De vraies Desperate housewives ces « Killer Women ». Désespérées et ensuite rancunières, revanchardes, mortelles et pas avec un livre de morale en guise d’alibi. A la gent masculine généralement présentée sous son jour le plus veule, elles ne font pas de quartier et le style adopté par une réalisation en fusion télé-réalité s’accommode très bien avec un humour noir tranchant.

Les Killer Wowen en question ? Ana, une étudiante qui arrose d’acide sulfurique un chirurgien esthétique volage et de loin son aîné. Vient ensuite Ana Maria, un peu plus âgée et si cupide qu’elle fomente avec son amant l’assassinat de son riche mari, industriel convaincu que c’est la Mafia qui en veut à sa peau. Margarita est la troisième, la plus redoutable du trio, veuve noire qui empoissonne ses maris dès qu’elle se lasse d’eux…

Adapté d’un livre de Marisa Grinstein, « Killer Women » raconte des histoires vraies, des faits divers avérés, comme ne pourrait en rêver un Pierre Bellemare plus macabre que nature. Ce qui ajoute de l’arsenic à un spectacle déjà bien venimeux.

 

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« Life » (TF1)

Au cinéma, malgré le couple Charlize Theron Johnny Depp, Rand Ravich n’a guère marqué les esprits avec le thriller de science-fiction Intrusion. A la télévision, quel souvenir laissera-t-il avec « Life » ? Celui d’une bonne série policière que la chaîne NBC soutient en dépit d’un audimat assez moyen, du moins au départ. Une série particulièrement attentive à ses protagonistes. En premier lieu à Charlie Crews ( Damian Lewis), un flic qui, après avoir purgé une peine de douze ans de prison pour un crime dont il est finalement prouvé qu’il est innocent, reprend l’insigne. D’autant moins facile que les mentalités ont changé, la technologie aussi. Un peu largué au début, il reprend contact avec la réalité auprès d’une ravissante partenaire, Dani Reese (Sarah Shahi) et fort d’un regard changé sur la société et la criminalité…

Plus porté sur la psychologie de ses personnages que sur scènes d’action, « Life » surprend aussi par son ironie et un sens aigu des situations inédites. Certes pas un grand chambardement dans le genre, mais une excellente surprise.

 

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« Love You to Death »

Excellente idée que d’avoir confié à John Waters, l’inventeur du trash cinéma, le rôle de Monsieur Loyal d’une série télé. Ou plutôt d’une anthologie d’histoires entre la farce macabre et le drame conjugal : « Love You to Death ». Principe du spectacle : des idylles qui tournent mal, souvent au cauchemar pour leurs protagonistes. Pour un entrepreneur de pompes funèbres marié à une femme qui le dépasse de deux têtes. Pour un gars de la haute si épris d’une marginale croupissant dans un parc de caravanes qu’il entreprend d’empoisonner son propre père afin de vivre le grand amour. Pour un champion de foot aussi volage que la fiancée qu’il brandit en trophée…

Entre humour noir et thriller domestique tirant sur le fait divers sordide, « Love You to Death » se définit comme un antidote à Barbara Cartland et à tous les auteurs sirupeux de la collection Arlequin. Un remède d’autant plus efficace que le créateur de la série, Ken Hanes, acteur dans « Amour, gloire et beauté », fut aussi détective privé à Los Angeles plusieurs années durant ! D’où une documentaire abondante et vécue sur le sujet.

 

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« Meadowlands » (Canal +)

Créé par Robert Murphy et Matthew Arlidge, coproduction entre la télévision écossaise, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, « Meadowlands » part d’une idée somme toute basique : un programme de protection des témoins. En bénéficient Danny ( David Morrissey de « State of play ») et Evelyn Brogan, un couple et leurs jumeaux de dix-sept ans, Zoë et Mark. Incognito, abandonnés à leur sort par un chauffeur qu’ils ne peuvent pas voir, la famille s’installe à Meadowlands, une communauté à priori paisible, en apparence un petit paradis sur terre. En apparence seulement car les Brogan se rendent vite à l’évidence que la localité cache de vilains petits secrets et qu’il ne suffit pas d’un déménagement dans le plus strict anonymat pour échapper à son passé… En clair, entre un voisin du style mauvais garçon et un flic très énigmatique dans sa manière de faire respecter les règles locales, les Brogan s’immergent dans une sorte de Village du « Prisonnier » repeint aux couleurs de « Twin Peaks ».

 

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« Nom de Code : l'Aigle » (FRANCE 4)

Succès immense en Scandinavie, en Australie et déjà récompensée de l’Emmy de la Meilleure Série Etrangère en 2005, « Nom de Code : l'Aigle » arrive en France précédé d’une flatteuse réputation.

Ecrit par Peter Thorsboe et Mai Brostrom, tourné dans toute l’Europe, y compris la France, « Nom de Code : l'Aigle » s’appuie sur une équipe de super flics chargés d’enquêter sur les réseaux terroristes et les grandes organisations criminelles. D’abord cantonnée au Danemark, elle élargit rapidement ses compétences à d’autres pays. Composée de sept membres que commande un inspecteur Hallgrimsson hanté par un passé trouble, elle démantèle une antenne de la mafia israélienne à Berlin, met fin à une guerre que se livre la diaspora congolaise, révèle l’existence au sein d’une respectable multinationale d’une discrète officine spécialisée dans le trafic d’armes, coince un commando suicide à Copenhague avant qu’il n’agisse…

Extrêmement dynamique sur le plan visuel, soucieux d’un constant renouvellement pour ne pas sombrer dans la routine (un réalisateur et un chef opérateur différent à chaque épisode), « Nom de Code : l'Aigle » est assurément l’une des séries policières les plus passionnantes de 2008. Même si elle date déjà de 2004 !

 

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« Les Oubliées » (France, à partir du 26 janvier)

Vaguement prévue à la rentrée 2007 avant d’être brusquement reportée début 2008, [l serie 2763« Les Oubliées »compte parmi ses nouvelles séries policières français qui dépoussièrent la série policière française pépère. Non sans nombre d’éléments plus proche du thriller psychologique, elle se situe du côté de Boulogne-sur-Mer et prend pour principal protagoniste un capitaine de gendarmerie ( Jacques Gamblin) qui, depuis des années, tourne en rond à traquer le coupable de la disparition de six jeunes femmes. Et, probablement, de leur meurtre. Une même signature aux forfaits : des vêtements impeccablement pliés, repassés et déposés dans un parc public, avec une statuette de la vierge, une absence totale d’indices… De plus en plus convaincu que le chauffeur de taxi qu’il vient de coincer n’est qu’un bouc émissaire et affligé de brutales crises d’amnésie, déjà en empathie avec les familles des disparues, le gendarme se voit plus intimement impliqué dans son investigation au kidnapping de sa propre fille…

Initié par Hervé Hadmar, dont le Comme un poisson hors de l’eau n’avait fait guère de bulles au cinéma, « Les Oubliées » n’a pas vocation à se prolonger au-delà des six épisodes de sa première et dernière saison.

 

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« Sécurité d'élite » (Jimmy)

Dans toute l’Amérique du Sud, la sécurité est une obsession, une préoccupation constante, surtout pour les classes sociales les plus exposées. La conséquence de kidnappings fréquents. Battant pavillon argentin et en partie financé par les Etats-Unis, « Sécurité d'élite » est le reflet de cette réalité au quotidien. Parmi les pilotes de la série, Jorge Nisco. Pas un inconnu puisqu’il réalise plusieurs des séries argentines les plus populaires du moment dont, surtout, « Killer women » et « Epitafios ». Un artisan efficace dont le style, moderne et sous influence américaine, fait merveille dans « Sécurité d'élite », mini-série dont le héros, Gabriel Nielsen, commence par pleurer la mort de ses parents diplomates dans un attentat. Puis c’est au tour d’Oto, le garde du corps de la famille avec lequel il fonde une agence de protection rapprochée, d’y passer. Sur les dents, aidé par le fils de son mentor assassiné, Gabriel s’acharne à confondre les assassins… Mission extrêmement dangereuse au centre d’une fiction très instructive concernant sur le climat qui règne en Amérique Latine.

 

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« Smith » (TMC, à partir du 12 janvier)

Trois tours de manège et puis s’en va, par la petite porte… C’est le triste destin de « Smith » , une série policière de sept épisodes qui, pourtant, semblait promise à un bel avenir, avec, dans les rôles principaux, Ray Liotta et Virginia Madsen, comédienne rare remontée à la surface avec Sideways.

Egalement interprétée par Jonny Lee Miller et l’excellente Amy Smart, portée par des producteurs habitués au succès, de John Wells ( « Urgences », A la Maison-Blanche») à Brooke Kennedy (« New York 911 »), « Smith » se déroule de l’autre côté de la barrière : chez les voleurs. Plus précisément au sein d’un gang d’Arsène Lupin menés par Bobby Stevens, un type à priori ordinaire qui, sous le pseudonyme de Smith, monte de gros coups en dépit de la vigilance du FBI et d'une épouse de plus en plus soupçonneuse. Au sommet de sa « carrière », il envisage de prendre sa retraite des pieds de biche et perceuses au terme d'ultimes coups d'éclat... La longévité de la série ne lui en laisse d’ailleurs pas le temps. Mille fois dommage car, bien troussé et animé par des comédiens épatants, « Smith » se hisse à un bon niveau.

 

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« Traveler » (France 2)

Une série typique de l’après 11-Septembre 2001. A la base : un attentat à la bombe contre un musée. Le FBI suspecte deux étudiants, Jay Burchell (Matthew Bomerand) et Tyler Fog ( Logan Marshall Green), d’être les terroristes. Vraiment ? En fait, Burchell et Fog tombent dans un piège tendu par un « ami » de longue date, Will Traveler ( Aaron Stanford) qui, en leur donnant rendez-vous dans le musée en question, les met en tête de lice des coupables potentiels. Conscients de leur naïveté, ils donnent le nom de Traveler en pâture aux enquêteurs qui, ne trouvant pas plus de traces que de photos de lui, finissent par douter de son existence. Par d’autres alternatives pour Burchell et Fog que de fuir le FBI et de se lancer sur la piste de l’insaisissable Traveler.

« La série la plus épuisante, la plus dure à tourner sur laquelle j’ai travaillé » répond David Nutter, réalisateur du pilote et de nombre d’épisodes de séries telles « Nip/tuck » , « X-Files », « Smallville » et « Urgences ». « Du scénario, j’ai particulièrement apprécié l’absence de manichéisme. Ce qui semble négatif ne l’est pas forcément et ce qui paraît positif ne l’est pas davantage. « Traveler » demeure constamment dans une zone grise », soit au-delà du bien et du mal.

 

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« Women's Murder Club »

Enfin, une série policière où les hommes dégagent au profit des femmes. Une idée venue à deux femmes, Elizabeth Craft et à Sarah Fain, scénaristes déjà en poste sur « The Shield » , à la lecture d’une ligne de romans signés James Patterson.

A des années lumière des investigations en dentelle de « Arabesque »et des frivolités des « Drôles de dames », « Women's Murder Club » s’appuie sur la frustration de Lindsay Boxer ( Angie Harmon), un inspectrice si douée qu’il ne faut lui faut que quelques minutes pour analyser une scène de crime et en tirer toutes les conclusions nécessaires à l’enquête. Désespérée que les procédures s’éternisent sur des mois, voire des années, elle réunit autour d’elle trois femmes dont les compétences, complémentaires, constituent de spectaculaires accélérateurs d’enquête. Les autres membres du club : la médecin légiste Claire Washburn ( Paula Newsome), la journaliste Cindy Thomas ( Aubrey Dollar) et l’assistante du procureur Jill Bernhardt ( Laura Harris). Aux criminels à bien se tenir, surtout dans la région de San Francisco où officie le quatuor au lieu du quinté de départ. Exit, effectivement, une cinquième enquêtrice, Yuki Castellano (Elisabeth Ho), virée du casting pour cause de surpopulation au générique d’un premier pilote jugé trop touffu.

 

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Par Marc Toullec (02/01/2008 à 16h59)
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