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Avec plusieurs dizaines de milliers de professionnels et 4 500 journalistes chaque mois de mai sur la Croisette, les petites phrases ne manquent pas. Et ça ne date pas d'aujourd'hui. Florilège...
« Le Festival c'est comme le téléphone. On peut le critiquer mais c'est utile. »
« Cannes est pour le réalisateur le lieu de tous les dangers. »
« Je suis né sur une terre d'espoir, de rire et de joie qui est plus forte que partout ailleurs. Je suis ainsi né plusieurs fois et il est certain que l'une de mes naissances a eu lieu à Cannes. »
« Cannes, haut lieu du cinéma – et une foire aussi – est un grand bazar un peu vulgaire. »
« Un festival est un fromage. Tout d'abord, pour l'organisateur du festival. Il est payé et considéré. On l'invite à manger. Il se balade. Il voit des films à l'avance, ce qui lui permet de réaliser de petites affaires en sous-main. Enfin, il organise le résultat du festival . »
« Tous les ans, au Festival de Cannes, les vedettes impalpables quittent la pellicule. Et s'offrent au regard des mortels. »
Edgar Morin, sociologue et philosophe
« Le Festival de Cannes est un zoo. Dommage que les acteurs et les metteurs en scène soit du mauvais côté des barreaux ! »
« Si Hollywood est le lieu de fabrication du rêve, “l'usine” de l'industrie cinématographique, Cannes en est la vitrine magique, la scène mythique. »
Emmanuel Ethis, sociologue
« Le Festival est un no man's land apolitique, un microcosme de ce que serait le monde si les hommes pouvaient prendre des contacts directs et parler la même langue. »
« Le Festival de Cannes use de poussières de complaisances, de nuages du dosage et de miasmes d'opportunisme. »
« Cette fois, le Festival est réellement devenu international. Ce prix est une reconnaissance de l'existence du Tiers-Monde. Je le dédie au peuple algérien qui m'a permis de devenir cinéaste. »
« Il faut tuer le Festival, les films, les Cannois, les autres, les autres et les survivants, s'il en reste… »
Michel Delahaye, critique (mai 1968)
« Quinze nuits blanches, une collection de migraines, les habituels incidents diplomatiques en perspective : tel est mon programme. »
Robert Favre Le Bret, président du Festival de Cannes de 1972 à 1984.
« C'est important pour moi d'aller à Cannes pour présenter mon film aux autres pays. (…) Si nous obtenons un prix, tant mieux mais, dans le cas contraire, ce sera toujours le même film. »
« A ma grande surprise et à celle des plus soupçonneux de mes confrères de la presse, je n'ai trouvé, au retour d'une projection, ni starlette dans mon lit, ni caisse de champagne, ni même de dattes fourrées. Aucune Mata Hari de la pellicule n'a fait de travaux d'approche. On a respecté le secret de notre conclave. J'irai même jusqu'à dire qu'on nous a laissé cuire dans notre jus. »
Pierre Mazars, (journaliste et ex-membre du jury).
« Que chaque festival continue à défendre le cinéma en tant qu'art, en tant que création. Ce sont des choix comme les vôtres qui légitiment l'aide des Etats, dont la justification est de rendre plus facile les conquêtes de votre liberté. L'importance du cinéma, c'est qu'il est le premier art mondial. La puissance de l'image est victorieuse des différences de langues. »
« Le Festival est une mine, une manne touristique. Qu'on le supprime et on verra combien il manque. »
Gilles Paillet, journaliste
« Cannes est une sorte de Hollywood où tout conspire autour du cinéma. Dans une atmosphère si extraordinairement lumineuse qu'on dirait qu'elle est artificielle, une ville tout entière s'agite, transpire, offre au 7e art ses richesses exubérantes. »
« Le Festival, c'est un serpent qui fascine et effraie à la fois les financiers du cinéma. Un coup de bourse qui peut s'avérer payant ou désastreux. »
« Cannes est le pays du monde qui parle le mieux cinéma. »
« Nous avons conquis de haute lutte en trente secondes le Palais du Festival et nous n'en sortirons que par la force des esquimaux Gervais ! »
Jean-Luc Godard, (mai 1968)
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